Humour : Avons-nous comme le prétend l’électrice de Hanovre la liberté de chier partout quand l’envie nous en prend, sans égard pour qui nous regarde ? Oui… parfois. Mais il est bon d’avoir alors des protecteurs !.. »


Limbourg Ves1JPG

..surtout en ces temps : ne posez pas votre paquet n’importe où !…on vous surveille !…

 » Sortons des logis et des palais. Un besoin urgent nous saisit dans la rue : avons-nous comme le prétend l’électrice de Hanovre la liberté de chier partout quand l’envie nous en prend, sans égard pour qui nous regarde ? Oui… parfois. Mais il est bon d’avoir alors des protecteurs ! Témoin l’aventure du colonel Hailbrun, Ecossais au service du cardinal de Richelieu, qui,  » passant à cheval dans la rue Tictonne, se sentit pressé. Il entre dans la maison d’un bourgeois, et décharge son paquet dans l’allée. Le bourgeois se trouve là et fait du bruit; ce bonhomme estoit bien empesché. Son valet dit au bourgeois : Mon maistre est à M. le Cardinal. – Ah ! Monsieur, dit le bourgeois, vous pouvez chier partout, puisque vous este à Son Eminence  » Tallemant des Réaux cite l’anecdote comme un exemple de la crainte qu’inspirait alors Richelieu. Le  » paquet  » est-il de moindre conséquence , nulle gêne dès lors à avoir. Hommes et femmes arrosent sans vergogne le premier mur qu’ils rencontrent avec la totale insouciance d’un chien marquant son territoire. Les estampes grivoises du XVIII ème siècle exploitent le thème de la jolie précieuse troussée sous les fenêtres d’un indiscret, ou de telle grande dame qui se laisse séduire par les proportions d’un laquais arrêté devant chez elle…Les dames sont les premières gênées par cette liberté dont la nature leur interdit une jouissance aussi totale que celle de l’homme. Elles ont oublié la méthode égyptienne d’uriner debout et préfèrent emporter en sortant leur pot de chambre – leur « bourdalou », diront-elles lorsque les sermons interminables du prédicateur jésuite les obligeront à en faire grand usage dans les églises…Un essai sur la propreté de Paris, paru en 1797, développe ce nouvel argument au milieu des traditionnelles récriminations contre les ordures de la capitale :  » Je suis indigné, explique ce citoyen français, par la malpropreté de Paris ; je me trouve humilié(…) de voir des hommes et des femmes, contre la décence et les bonnes moeurs, satisfaire publiquement à leurs besoins. » C’est dans cet esprit qu’apparaîtront les premières vespasiennes, au XIX ème siècle.  » Une idée vraiment républicaine », bien dans l’esprit du parti égalitaire et hygiénique, s’enthousiasme l’instituteur de Clochemerle quand le progrés social arrive sous cette forme dans son village. Une réaction à peine caricaturale : l’apparition des urinoirs, en 1841, fut salué avec des accents bien plus pathétiques par le poète Barthélemy .
« Sur nos boulevards, des tourelles de pierre
Dispensent la pudeur de baisser la paupière. »
Jean Claude BOLOGNE,Histoire de la Pudeur,Extrait, Pluriel.

(1)” L’écrivain François d’Épenoux décrit les bobos comme « les nouveaux maîtres de Paris, stars des gazettes et chouchous des pubards, leaders d’opinion et des dîners en ville, nouvelle volaille qui, comme dans la chanson de Souchon, fait l’opinion. Ce sont quelques poignées de vrais bourgeois mais faux bohèmes, connus ou inconnus, fricotant dans la pub, la presse, la musique ou le cinéma, bref, dans des métiers bien, qui prônent leurs idées et prêchent leurs discours avec d’autant plus de légèreté mondaine qu’ils n’en subiront jamais les conséquences, planqués qu’ils sont dans leurs donjons bardés de digicodes. Ce sont les nouveaux gardiens de la Pensée unique qui déversent sur le moindre assaillant l’huile tiède d’une soupe idéologique ressassée, entre deux flèches trempées dans le fiel mortel de leurs propres erreurs. Diverses parodies ou déclinaisons du terme ont ponctuellement été créées comme les « bonobos » (« bourgeois non bohèmes »)…” Sources Wikipédia.
– D’autre part, si on consulte également les Carnets LV,1133 de Camus, on peut aussi y lire le commentaire suivant : ” Selon Melville, les rémoras, poissons des mers du Sud, nagent mal. C’est pourquoi leur seule chance d’avancer consiste à s’accrocher au dos d’un grand poisson. Ils plongent alors une sorte de tube jusque dans l’estomac d’un requin, y pompent leur nourriture, et se propagent sans rien faire en vivant de la chasse et des efforts du fauve. Ce sont les moeurs parisiennes.”… Source Wikipédia. Il faut dire que rien n’a vraiment changé, les rémoras sont de plus en plus nombreuses, bien grasses car il est vrai que c’est aussi le temps de leur grande prolifération !… et d’ailleurs les nouvelles commencent à sortir de leur donjon et crier victoire(2) pour la création de leurs fameux Bobolands tant rêvés, les riches au centre de la ville et TGV pour se déplacer, les pauvres placés aux frontières de la ville et l’autocar pour eux !……souriez françoys , mais très bientôt…..petit à petit… avec les nouveaux référents (docteur, voisin, instituteur, employés de Mairie et du Conseil Général, etc… )(3) qui vous dénonceront si vous n’utilisez pas des toilettes sèches et autres règlementations, le tout conjugué avec les dispositions des demoiselles LOPPSI 2, 3 et 4… Une idée vraiment « républicaine », bien dans l’esprit du parti égalitaire et très hygiénique…..mais les nouveaux  » Républicains » veillent et attendent leur tour en mangeant beaucoup de « petits oiseaux « ….

(2)» La langue de bois (appelée parfois humoristiquement xyloglossie ou xylolalie, du grec xylon : bois et glossa : langue ou λαλέω / laleô : parler) est une figure de rhétorique consistant à détourner la réalité par les mots.
C’est une forme d’expression qui, notamment en matière politique, vise à dissimuler une incompétence ou une réticence à aborder un sujet en proclamant des banalités abstraites, pompeuses, ou qui font appel davantage aux sentiments qu’aux faits.
Mais il ne s’agit pas toujours d’impressionner l’interlocuteur en passant pour plus savant qu’on l’est. La langue de bois en politique a en sus d’une utilité sophistique, une utilité diplomatique : les mots servent alors à neutraliser ou à adoucir les choses qu’ils qualifient. De ce point de vue elle est l’œuvre de la prudence et de la ruse qui sont les qualités cardinales du souverain (on parle de ces qualités si importantes aux yeux de Machiavel). » Sources Wikipédia.

(3) http://www.les-crises.fr/le-delire-de-lapologie-du-terrorisme-2-2/
http://www.bastamag.net/Lettre-a-ceux-qui-s-en-foutent

Pot de chambre 4

 » Louis Bourdaloue, né à Bourges le 20 août 1632 et mort à Paris le 13 mai 1704, est un jésuite français. Brillant prédicateur connu pour la qualité de ses sermons qu’il récitait presque théâtralement, il prêchait, dit-on, les yeux clos. Son talent et sa réputation lui valurent de prêcher à la cour, où il fut surnommé « roi des prédicateurs, prédicateur des rois ». On a considéré Bourdaloue comme « le plus Janséniste des Jésuites. » Il joua un rôle important à un moment difficile de l’histoire des jésuites français.
Son nom est attaché à un ruban de gros-grain entourant un chapeau (par allusion à son propre chapeau), et à une sorte de pot de chambre oblong, peut-être par allusion ironique à la longueur de ses sermons qui faisaient souffrir la vessie des dévotes. En outre, il est possible que son nom soit à l’origine du mot anglais loo. La tarte Bourdaloue, entremets chaud de frangipane et de poires saupoudré de macarons écrasés, tient son nom de la rue Bourdaloue à Paris, où était établi le pâtissier qui l’inventa…. » Wikipédia

Dans le calendrier républicain, le 24 avril est le jour du « rossignol  » qui, je cite : » En argot, un rossignol est un article ou un objet de peu de valeur, voire défectueux. L’origine de cet usage vient, par analogie, du fait que l’oiseau est haut perché dans les arbres et que ces objets invendables (et invendus) sont généralement placés sur les plus hautes étagères dans un magasin hors de portée de la main puisqu’il faut un escabeau pour les atteindre.C’est également une fausse clé. » Sources Wikipédia.

« Son fils Titus l’ayant blâmé d’avoir établi un impôt jusque sur l’urine, il lui mit sous le nez le premier argent de cet impôt, et lui demanda «s’il sentait mauvais». Titus ayant répondu que non, «il vient cependant de l’urine», lui dit Vespasien. » Suétone, Vies des Douze Césars, Vespasien.

 » L’isoloir, ce n’est jamais qu’une vespasienne. » Vladimir Volkoff,Les Humeurs de la mer,1980.

11 Réponses to “Humour : Avons-nous comme le prétend l’électrice de Hanovre la liberté de chier partout quand l’envie nous en prend, sans égard pour qui nous regarde ? Oui… parfois. Mais il est bon d’avoir alors des protecteurs !.. »”

  1. encore de la chenille…

  2. ils sont déjà en place…

  3. ça fume beaucoup chez les Anglais…

  4. pose de tapis et de petit pont pour….

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