Histoire : Giralda de Laurac, la châtelaine de Lavaur…..


Dame guiraude supplice

Au printemps de 1211, la ville de Lavaur assiégée par la buse Simon de Montfort tombe…Sa châtelaine, Giralda de Laurac est violée, lapidée, jetée dans un puits et recouvertes d’un tombereau de galets…Ses quatre-vingt chevaliers sont pendus et certains égorgés !…Mais ce fut aussi le plus grand bûcher de la Croisade contre les Albigeois qui dura pendant quarante ans : quatre cents Cathares sont réunis et meurent dans les flammes… L’infatigable buse qui cherche à isoler Toulouse, ville qui lui résiste, va commettre de véritables massacres jusqu’en 1212 : le bûcher aux Cassès, massacre de la garnison de La Grave, la totale destruction de Montgey… Le Comté est mis a feu et à sang, l’Agenais, le Quercy, le Périgord, Moissac, Hautpoul, Penne-d’Agenais, etc…

 » Guiraude de Lavaur, ou bien Guiraude de Laurac, ou bien Dame Guiraude ( ? – 3 mai 1211) est une figure emblématique de la résistance à la Croisade des Albigeois et des victimes de cette dernière. Guiraude (ou Géralde) de Lavaur est, à bien d’autres titres encore, l’un des personnages les plus représentatifs de l’aristocratie languedocienne du début du XIIIe siècle.
Fille de Blanche de Paracol et de Sicard II (détenteur de l’importante seigneurie de Laurac et Montréal), Guiraude passe sa jeunesse dans un milieu favorable au catharisme, qui doit la marquer comme il le fait pour ses sœurs (Esclarmonde, Mabilia, etc.)
Esclarmonde, Navarre et Guiraude de Laurac ont pour frère Aimery de Montréal. Ce dernier se soumet une première fois à Simon de Montfort après le siège de Carcassonne, mais il entre en dissidence à l’automne 1209. Après le siège de Minerve, il livre ses seigneuries et prête hommage au nouveau maître de la région. Toutefois, jugeant que ce dernier ne lui a pas confié des domaines suffisant à compenser la perte de sa terre ancestrale, il change encore de camp et participe, au printemps 1211, à la défense de Lavaur, dont Guiraude est la châtelaine (elle semble veuve de Guilhem Peyre à cette époque).
Le 3 mai, jour de la Sainte-Croix, la ville tombe. Guiraude, présentée comme l’incarnation même de l’hospitalité courtoise par La Chanson de la Croisade, subit un supplice horrible, pour avoir résisté aux Croisés :
« Estiers dama Girauda qu’an en un potz gitat,
De peiras la cubriron ; don fo dols e pecatz,
Que ja nulhs hom del segle, so sapchatz de vertatz,
No partira de leis entro agues manjat. »

En outre dame Guiraude ils ont en un puits jetée,
De pierres la couvrirent ; dont fut dol et péché,
Car nul homme au monde, pour vrai le sachez,
Ne se sépara d’elle, sans qu’il eut mangé.

En d’autres termes, Dame Guiraude a été, poignets liés, jetée au fond d’un puits avant d’être lapidée. On apprend également que Guiraude était une âme charitable. Le site du supplice se trouve aujourd’hui à l’Esplanade du Plô (site exact de l’ancien castrum), où une stèle commémorative est dédiée à Dame Guiraude, et par extension aux victimes du siège de Lavaur (400 hérétiques ont été conduits au bûcher, quatre-vingts chevaliers, dont Aymeri, ont été pendus). Figure sur la stèle la colombe cathare, allégorie de la paix. Des rues ou restaurants vauréens portent le nom de Guiraude, Dame Guiraude, ou bien encore Guiraude de Laurac (c’est le cas de la médiathèque)… » pour lire la suite de l’article ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Guiraude_de_Lavaur

« Lavaur est une ancienne cité ayant appartenu aux Trencavel. En 1181, le pape Alexandre III avait chargé Henri de Marsiac, abbé de Clairvaux et cardinal d’Albano de combattre le catharisme avec le soutien du comte Raymond V de Toulouse. La cité de Lavaur, déjà connue comme un repaire de cathares, avait été assiégée et Adélaïde, femme de Roger II Trencavel, avait fini par leur ouvrir les portes et leur livrer deux évêques cathares qui s’y étaient réfugiés. Ces deux derniers avaient abjuré, et le cardinal d’Albano était reparti satisfait, sans se douter que l’hérésie allait reprendre de plus belle. Par la suite, la ville était passée sous le contrôle des comtes de Toulouse, et elle est tenue en 1211 par une veuve, Guiraude de Laurac, appelée plus communément Dame Guiraude. La ville est également redevenue un centre cathare important.
De son côté, Simon de Montfort vient de parachever la conquête des vicomtés Trencavel, avec les prises de Minerve, Termes et Cabaret. Il peut alors songer à attaquer le comté de Toulouse. De plus, un des seigneurs occitans qui lui avait prêté hommage, Aymeri de Montréal, frère de Guiraude, renie son allégeance, se révolte et se réfugie à Lavaur.
Simon de Montfort dispose des forces de Pierre II de la Chapelle, évêque de Paris, et d’Enguerrand III, sire de Coucy, qui sont venus participer à la croisade…. » lire la suite de l’article ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Si%C3%A8ge_de_Lavaur_(1211)

France-Montgey-plaque des croisees

« La bataille de Montgey, en avril 1211, voit la victoire du comte Raymond-Roger de Foix sur une armée de croisés comprenant une majorité d’Allemands et de Frisons.
Commencée depuis 1208, la croisade contre les Albigeois commence à prendre un caractère international en 1211. Les croisés originaires du royaume de France sont rejoints par des chevaliers qui affluent de divers pays d’Europe. Beaucoup de ces soldats se trouvent aux ordres d’un évêque et ne doivent le service militaire que pour une durée limitée.
En avril 1211, Simon de Montfort, le futur vainqueur de la bataille de Muret, assiège Lavaur, dans le comté de Toulouse. Du fait de la résistance opiniâtre des méridionaux, Simon éprouve beaucoup de difficultés à faire capituler Lavaur. Une puissante armée croisée se trouvant à Carcassonne, Simon décide de l’appeler à l’aide. Se composant en majorité d’Allemands et de quelques Frisons, cette armée de croisés sort de Carcassonne et marche en direction de Lavaur. Mis au courant de l’itinéraire de marche de ces croisés, Roger-Raymond de Foix décide de les prendre en embuscade. Cependant, pour détruire cette armée, il faut au comte de Foix un nombre comparable de combattants. Sa troupe personnelle de chevaliers méridionaux n’étant pas suffisante, le comte de Foix recrute un fort contingent de paysans et l’amalgame à son armée. On peut être surpris de ce recrutement, le peu d’entraînement et d’expérience des paysans méridionaux en matière militaire en faisant des soldats peu efficaces….
L’embuscade est montée dans le bois qui borde Montgey. Roger-Raymond de Foix ayant parfaitement camouflé ses troupes dans le bois, la surprise est totale pour les croisés allemands et frisons. Au signal du comte de Foix, les paysans et chevaliers sortent du bois, attaquent vigoureusement les Allemands et les Frisons et les massacrent. Au soir de la bataille, tous les croisés allemands et frisons sont tués, blessés ou faits prisonniers. La défaite des croisés allemands et frisons est totale. Aussi cruel que les croisés, Roger-Raymond de Foix ordonne à ses soldats de couper les oreilles et le nez de chaque prisonnier. Simon de Montfort dut poursuivre le siège de Lavaur sans ces renforts…. » lire la suite de l’article ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Montgey

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