Jin Ping Mei  » A l’ombre de l’éclat des lampes, sous les tentures de soie d’ondines… »


estampe chinoise

 » A l’ombre de l’éclat des lampes, sous les tentures de soie d’ondines, va et vient, pousse et cogne : l’un agite rapidement les bras, l’autre lève haut ses  » lotus-d’or ». L’un pépie comme le loriot, l’autre glousse comme l’hirondelle : on croirait le damoiseau Junrui auprès de sa demoiselle Yingying, ou mieux encore Song Yu au rendez-vous secret de la divine. Ils se murmurent à l’oreille serments plus profonds que l’océan, engagements plus durables que montagne. Tel abeille ou papillon ivre d’amour, il n’est encore prêt à l’abandon. Après un long combat il chavire sous la vague rouge : la goute de la corne merveilleuse la pénètre jusqu’à sa tendre poitrine. La lutte a été si rude que les tentures se prennent aux patères d’argent et que le noir de ses sourcils tombe en double courbe sur le jade de son visage.  » Jin Ping Mei, Fleur en Fiole d’Or, Extrait.

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