Une dictée classe de cinquième :  » Notre vieille maison… »


« La cheminée était si haute et si profonde qu’un homme pouvait s’y tenir debout. Dans les deux coins de l’âtre, ou  » cantous « , il y avait des banquettes garnies en paille. Deux personnes, assises côte à côte, s’y chauffaient à l’aise, en hiver, les pieds sur les landiers, tandis que la broche tournait devant le feu flambant. Les enfants se mettaient là quand la servante faisait des crêpes. La poêle reposait sur un cercle de fer suspendu à la crémaillère, et le manche en était assez long pour que la cuisinière ne risquât pas de se brûler le visage, lorsque la crêpe sautait un peu trop haut. Durant que la pâte cuisait, notre servante maintenait la poêle en bonne place en attachant le manche à une chaîne qui pendait du manteau de la cheminée, et nous, mon frère et moi, blottis dans le  » cantou « , nous surveillions la cuisine en nous pourléchant les lèvres. » Marcelle Tinayre, Souvenirs de Louise Chasteau, 1960.

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