Les Labours d’automne…


1°Labour :
Le labour a pour résultat d’ameublir le sol, afin de faciliter le développement des racines, de l’aérer, ce qui favorise la nitrification, d’enfouir certains engrais et la plupart des semences, de détruire les mauvaises herbes, de ramener à la surface les couches inférieures du sol. On distingue les labours légers ( 6 à 10 centimètres de profondeur) qui se pratiquent après la moisson ou quelques jours avant les semailles de printemps ; les labours moyens ou ordinaires ( 10 à 25 cent.) et enfin les labours de défoncement ( 25 à 50 cent.). Ces derniers ont pour but de ramener à la surface le sous-sol quand il est de bonne qualité. La profondeur des labours dépend de la nature du sol et des plantes qu’on y cultive. A un autre point de vue, on distingue le labour en billons, le labour en planches et le labour à plat.
On appelle billon une surface étroite et bombée, constituée en général par deux traits de charrue adossés l’un à l’autre. Les billons sont séparés par un sillon profond ou dérayure. Le labour en billons se pratique dans les terrains humides ; l’eau se répand dans les dérayures et ne nuit pas à la végétation des plantes. Le labour en planches diffère du précédent par le plus grand nombre de traits de charrue ; la largeur des planches varie de 5 à 30 mètres ; elles sont séparées par des dérayures. Ces dérayures ont l’inconvénient de rendre inutilisable une certaine surface de terrain et plus difficile l’emploi des machines agricoles perfectionnées, telles que semoirs, houes, etc. ; aussi les labours à plat, qui n’ont pas ces inconvénients, sont-ils plus fréquemment employés que les précédents.
Quand on laboure à plat, on commence à labourer d’un côté du champ pour finir par le côté opposé, en retournant chaque bande de terre dans le même sens que la première. Pour effectuer ce genre de labour, on ne peut employer une charrue simple, laquelle ne verse la terre que d’un seul côté ; on emploie alors des charrues à deux versoirs ou à versoir mobile.
2°Instruments aratoires.Charrue:
La charrue dite araire se compose du coutre ou couteau, qui découpe la bande de terre verticalement ; du soc, qui la découpe horizontalement ; du versoir ou oreille, qui soulève, retourne et couche la bande sur la partie labourée : du sep ou talon, qui soutien le soc et sur lequel la charrue glisse au fond de la raie. Ces organes sont fixés à une barre de bois ou de fer appelée âge ou flèche, qui porte, à l’arrière, deux mancherons, destinés à diriger l’instrument, et, à l’avant, se trouve le crochet d’attelage; celui-ci est fixé directement à la flèche ou indirectement par l’intermédiaire d’un régulateur, qui permet de déterminer la largeur et la profondeur du labour en plaçant le crochet d’attelage plus à droite ou plus à gauche, plus haut ou plus bas. Pour donner plus de fixité à l’instrument, on ajoute souvent, à l’avant de l’araire et en dessous de l’âge, un support muni d’un sabot ou de deux roues ; l’instrument porte alors le nom de charrue à support. Enfin, si la tête de l’âge repose sur un essieu porté par deux roues, on a alors la charrue à avant-train, qui exige plus de traction que l’araire, mais qui est plus facile à régler et à conduire. On appelle charrues simples, celles qui n’ont qu’un versoir et n’ouvrent qu’une seule raie ; charrue multiples, celles qui sont munies de plusieurs versoirs et qui, par conséquent, ouvrent plusieurs raies à la fois.
3°Charrues pour labours à plat :
Dans le nord de la France, on emploie la charrue tourne-oreille dont le versoir mobile peut se placer à droite ou a gauche de l’âge, pour retourner la terre dans un sens ou dans l’autre. Cependant, on préfère aujourd’hui les charrues Brabant doubles, composées de deux corps complets de charrue ( coutre, soc, versoir) superposés et placés symétriquement par rapport à un âge commun autour duquel ils peuvent tourner pour entrer successivement en service.
Leçons de Sciences Physiques et Naturelles avec leurs Applications,1897.

Une petite dictée pour les collectionneurs :
 » Le vieux chassa les chevaux. L’enfant enfonça le soc. Il bandait ses muscles, les mains cramponnées aux manches de frêne poli qui lui donnaient dans les épaules et dans les avant-bras des secousses terribles. Il ne voyait rien, ni la plaine brumeuses, ni les bois, ni les sillons commencés…Il marchait. La croupe des chevaux ondulait devant lui…. Un choc ébranla la charrue : une souche enfoncée dans la terre que le soc venait de trancher. Basile se raidit, tint bon, sentit le glissement du fer qui fouillait de nouveau la terre grasse. Alors il souffla à pleins poumons, tandis que le vieux arrêtait l’équipage. »E.MOSELLY, Fils de gueux, G. GABET, LA GRAMMAIRE PAR L’IMAGE, Certificat d’études, Librairie HACHETTE, 1938.

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