Archives de octobre, 2013

Humour : en attendant d’autres greffes, il est important que nos idées soient claires sur ce sujet…

Posted in Actualités et politique, Au comptoir., Divertissement, Hobbies, Livres, Musique, Organisations, Santé et bien-être on 31 octobre 2013 by Léon Roumagnac

« …Si les effets bénéfiques de la greffe venaient à perdurer, l’équipe du Dr Choi Jin-Young pourrait bien tenter d’aller plus loin encore… » lire la suite de l’article ici : http://www.legorafi.fr/2013/10/04/la-premiere-greffe-de-carte-gold-sur-micropenis-a-bien-eu-lieu/

L’inconvénient vient des commerçants qui n’ont pas de terminaux conformes et qui rend non seulement le passage au sabot pour le client très douloureux mais qui est obligé d’effectuer des contorsions spécifiques en montant sur une chaise ce qui provoque un attroupement de chalands devant le magasin…

 » En attendant, il est d’importance vitale que nos idées soient claires à ce sujet. Il existe actuellement une tendance lamentable à confondre le psychique avec le spirituel, à considérer tout phénomène supranormal, tout état mental inhabituel, comme provenant de Dieu. Mais il n’y a absolument aucune raison de supposer que les guérisons, les prophéties et autres  » miracles  » soient nécessairement d’origine divine. Le christianisme orthodoxe a adopté cette position absurde, selon quoi tous les phénomènes supranormaux produits par des non-chrétiens sont d’origine diabolique, tandis que la plupart de ceux qui sont associés à des chrétiens non hérétiques sont des dons de Dieu. Il serait plus raisonnable de considérer tous les  » signes » de ce genre comme étant dus à l’exploitation consciente ou inconsciente de forces situées dans le monde psychique, étrange pour nous, mais encore essentiellement ressortissant à la créature. Il faudrait examiner chaque cas particulier pour déterminer si les phénomènes psychiques en cause se manifestent en accord avec la volonté de Dieu, ou pour des besoins simplement humains ; car les hommes peuvent utiliser les forces psychiques en bien et en mal, tout comme ils peuvent utiliser les forces plus familières du monde matériel. Les choses étant ce qu’elles sont, il y a une tendance, dans l’Occident, à identifier le simplement insolite et le supranormal au divin. La nature de la spiritualité ne sera jamais comprise d’une façon générale, tant que n’aura été dissipée cette confusion mentale. »Aldous Huxley, Les Portes de la Perception, Extrait.

Toutefois Mademoiselle Mélie vous demandera quel est l’effet négatif d’une greffe de toute autre carte tout en vous précisant que l’opération n’est pas encore remboursée par la Sécurité sociale tout en vous disant avec un petit sourire moqueur que le « Micropénis « , comme nous le précise aussi un Internaute érudit, n’est pas un nouveau modèle de véhicule…

» L’exploitation de la bêtise n’est pas à la portée du premier imbécile venu. » Yvan Audouard, Les Pensée, 1991.

Louis DES MASURES  » Je veux goûter à la main creuse l’honneur de ton eau qui sautille…. »

Posted in Divertissement, Hobbies, Livres, Santé et bien-être on 31 octobre 2013 by Léon Roumagnac

A la fontaine

Fontaine, dont l’eau cristalline,
D’amont le rocher tombe aval,
Murmurant parmi la colline,
Puis tombe paisible en son val,
Où d’une trace continue
Torse en serpent, se traîne et pousse,
Et, à travers l’herbe menue,
Passe, arrosant l’épaisse mousse,
Mille et mille oiseaux qui te hantent,
Le flateux bruit, le frais des eaux,
Et les nymphes qui autour chantent
Répondant au chant des oiseaux,

L’air doux, la lumière éthérée,
Ce creux antre qui se recule,
Où ne touche l’heure altérée
De la brûlante canicule;
Les arbres touffus, la froide ombre,
Les fleurs et le verdoyant pré
Bref, tout ce pourpris, en grand nombre
De belles couleurs diapré,
Font que le dur ennui j’oublie
Et que la lyre à gré je touche
Attendant la tâche accomplie
Du soleil qui trop tôt se couche.
Près de toi, Fontaine sacrée,
L’envie et tort nous défions
Grondant que ton bruit nous récrée,
Unique plaisir d’Amphion
Qui a délaissé la Dircée,
L’aracynth, les thébaines roches,
Pour ton eau sans cesse versée,
Pour ce roc et tes antres proches.
A ta vive et fuyante course
Ne vient le profane approcher,
Tu m’es d’Aganippe la source
Et mon Hélicon, ce rocher.
A ton bruit ma lyre j’accorde
Chantant l’heur de ma destinée
Les amours je sonne à la corde,
Au creux airain, le grand Enée.
Le chant qu’ainsi oisif sur l’herbe
J’entonne, étendu à l’envers,
Te rendra fameuse et superbe,
Gardant la gloire de mes vers ;
A toi, sous cette roche ombreuse,
Callirhoé, Nymphe gentille,
Je veux goûter à la main creuse
L’honneur de ton eau qui sautille.
Elle est fraîche, nette, épurée,
Et brille au soleil clair et beau ;
Mais puisque les vers n’ont durée
Qui sont écrits de buveurs d’eau,
Sus, Bacchus, noble capitaine,
Que du vin soit pleine ma tasse
Qui rafraîchit, en la fontaine,
Une heure avant que je chantasse.
En chantant fais que je m’endorme
Au bruit cette douce liqueur ;
Si je sommeille sous cet orme
Garde moi, Nymphe au gentil coeur,
Que mon repos ne tourne en peine
Par la serpentine furie
Ainsi de ta fertile veine
Jamais ne soit l’humeur tarie.
Louis DES MASURES,15..-1574.

Soldat LOUIS  » LE BAGAD DE LANN BIHOUE … »

Posted in Divertissement, Hobbies, Musique, Santé et bien-être, Voyages with tags on 30 octobre 2013 by Léon Roumagnac

Cioran  » Rien ne stimule autant que de grossir des riens…. »

Posted in Actualités et politique, Au comptoir., Divertissement, Hobbies, Livres, Musique, Organisations, Santé et bien-être on 30 octobre 2013 by Léon Roumagnac

« … Rien ne stimule autant que de grossir des riens, d’entretenir de fausses oppositions et de démêler des conflits là où il n’y en a pas. Si on s’y refusait, une stérilité universelle s’ensuivrait. L’illusion seule est fertile, elle seule est origine. C’est grâce à elle qu’on donne naissance, qu’on engendre ( dans tous les sens ) et qu’on s’assimile au rêve de la diversité. L’intervalle qui nous sépare de l’absolu a beau être irréel, notre existence est cette irréalité même, l’intervalle en question n’apparaissant nullement comme mensonger aux fervents de l’acte. Plus nous nous ancrons dans les apparences, plus nous sommes féconds : faire une oeuvre c’est épouser toutes ces incompatibilités, toutes ces oppositions fictives dont raffolent les esprits remuants. Mieux que personne, l’écrivain devrait savoir ce qu’il doit à ces semblants , à ces tromperies et se garder bien d’en devenir incurieux : s’il les néglige ou les dénonce, il se coupe l’herbe sous le pied, il supprime ses matériaux, il n’a plus quoi s’exercer. Et s’il tourne ensuite vers l’absolu, ce qu’il y trouvera, dans le meilleur des cas, ce sera la délectation dans l’hébétude. Seul un dieu avide d’imperfection en lui et hors de lui, seul un dieu ravagé pouvait imaginer et réaliser la création ; seul un être aussi inapaisé peut prétendre à une opération du même genre… » Cioran,La chute dans le temps.

« « La manipulation consciente, intelligente, des opinions et des habitudes organisées des masses joue un rôle important dans une société démocratique. Ceux qui manipulent ce mécanisme social imperceptible forment un gouvernement invisible qui dirige véritablement le pays. Nous sommes pour une large part gouvernés par des hommes dont nous ignorons tout, qui modèlent nos esprits, forgent nos goûts, nous soufflent nos idées. C’est là une conséquence logique de l’organisation de notre société démocratique. Cette forme de coopération du plus grand nombre est une nécessité pour que nous puissions vivre ensemble au sein d’une société au fonctionnement bien huilé. Le plus souvent, nos chefs invisibles ne connaissent pas l’identité des autres membres du cabinet très fermé auquel ils appartiennent…. » pour lire la suite ici :
http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/uploads/2013/02/Bernays_Edward_-_Propaganda_Fr.pdf

http://revueagone.revues.org/98

Des boissons fermentées : le cidre et la bière….

Posted in Actualités et politique, Aliments et boissons, Au comptoir., Divertissement, Hobbies, Livres, Musique, Santé et bien-être, Voyages on 30 octobre 2013 by Léon Roumagnac

« Le cidre est une boisson fermentée fabriquée avec le jus des pommes et des poires ; il est surtout en usage dans le Nord, le Nord-Ouest et le Nord-Est de la France. Quand on l’extrait du jus pur de poires, il prend le nom de poiré.
Le cidre et le poiré se fabriquent de la même façon. Les pommes et les poires sont d’abord écrasées par un concasseur quelconque, et le pulpe ainsi obtenue est déposée dans de grandes cuves en bois ; on y ajoute une certaine quantité d’eau, ce qui donne un jus sucré. le ferment qui se trouve sur la peau des pommes et des poires entre aussitôt en action, et, comme pour le vin, le sucre est décomposé en alcool et en gaz carbonique. La fermentation dure deux à trois jours. Au bout de ce temps, on soumet le marc à l’action du pressoir. Le cidre doux qui s’écoule est mis dans des tonneaux dont on laisse la bonde ouverte : la fermentation se continue pendant plusieurs semaines ; après quoi, on soutire pour obtenir une boisson tout à fait limpide.
la proportion d’alcool dans le cidre n’est pas très forte ; les meilleurs cidres de Normandie en contiennent au plus 5%. Dans les poirés, la teneur en alcool va jusqu’à 9°.
le cidre et le poiré se conservent assez difficilement ; ils deviennent souvent filants, s’ils n’ont pas été mis en bouteille ; même dans ce cas, la durée de conservation ne dépasse pas quatre ans.
Malgré la modicité de son prix, le cidre est souvent falsifié. On y ajoute du sucre et quelquefois de l’alcool industriel de mauvaise qualité, dans le but de le conserver plus longtemps. Certains fabricants de mauvaise foi y ajoutent même de l’acide salicylique ; mais cette falsification, très dangereuse pour le consommateur, est rare…. »

« … la bière est aussi une boisson fermentée. on la fabrique en faisant fermenter une infusion d’orge qu’on aromatise ensuite avec des fleurs de houblon. dans certains pays, on remplace l’orge par le blé, le seigle ou l’avoine ; mais les bières ainsi obtenues sont moins bonnes.
La fabrication de la bière comprend quatre opérations successives :
1°Maltage :
L’orge est d’abord mise dans l’eau pour le faire gonfler ; on l’étend ensuite dans des germoirs maintenus à 15° environ. Quand la germination des grains est à un degré convenable, on l’arrête en chauffant l’orge à 85° ou 90° pour la dessécher, puis on tamise les grains dans un grand crible appelé tarare, afin d’enlever les radicules. Les grains restants sont écrasés en une farine grossière qui forme le malt.
2°Brassage :
le malt est alors introduit dans une grande cuve à double fond, et arrosé d’eau chaude. pendant quelques heures, le malt est brassé dans l’eau, soit à la main, soit mécaniquement ; on obtient ainsi une dissolution d’orge appelée moût, qui est envoyée, par un système de tuyaux, dans les cuves à houblon.
3°Houblonnage:
Cette troisième opération s’effectue dans des chaudières où on fait bouillir le moût avec des fleurs de houblon ; on emploie généralement 4 kilogrammes de houblon pour 100 kilogrammes de moût. Quand le houblonnage est terminé, le moût passe dans des filtres, puis dans des réfrigérants qui le refroidissent.
4°Fermentation :
le moût houblonné est ensuite versé dans des cuves où il fermente sous l’action d’un ferment développé dans les grains d’orge par la germination ; on active presque toujours la fermentation en ajoutant au moût 300 à 400 grammes de levure de bière provenant d’une fabrication précédente. Quand la grande effervescence a cessé, on soutire le liquide dans des tonneaux où la fermentation s’achève. Une écume plus ou moins épaisse sort par les bondes laissées ouvertes : c’est de la levure de bière nouvelle qu’on recueille et qui servira pour les brassées suivantes.
La proportion d’alcool dans la bière est encore plus faible que dans le cidre : elle varie de 2 à 3 % ; toutefois, dans la bière anglaise, elle peut aller jusqu’à 8%.
La bière contient, en plus de l’alcool, des matières albuminoïdes, du sucre non transformé, des matières grasses et des sels de chaux et de potasse. C’est pourquoi elle a une certaine valeur nutritive, ce qui fait dire que la bière est nourrissante. Il ne faut pourtant pas en abuser , car elle peut produire des fermentations dans l’intestin et occasionner ainsi des troubles digestifs.
La bière se conserve encore plus difficilement que le cidre : elle moisit très vite. Aussi l’alcoolise-t-on, souvent en forte proportion, pour la conserver. Souvent aussi, on la falsifie, comme le vin et le cidre ; on remplace le houblon par le buis, la gentiane, la noix vomique ou la coloquinte, pour lui donner plus d’amertume, les deux dernières substances sont de violents poisons. »Leçons d’Enseignement Scientifique,1880-1890.

Les Chataîgneraies des Cévennes …..

Posted in Actualités et politique, Aliments et boissons, Divertissement, Hobbies, Livres, Santé et bien-être, Voyages on 30 octobre 2013 by Léon Roumagnac

Maurice ROLLINAT  » Vivent ces châtaigniers, monstres et patriarches… »

Posted in Divertissement, Hobbies, Livres, Santé et bien-être, Voyages on 30 octobre 2013 by Léon Roumagnac

La châtaigneraie

Gloire à cette rencontre, en ces fonds de la Marche,
Surgissant, après tant de tours et contremarches,
D’une châtaigneraie, immense, en vétusté,
Comblant tout un ravin de son énormité !

Vivent ces châtaigniers, monstres et patriarches,
Lugubres frères noirs en la difformité,
Horrifiant l’endroit par la solennité,
Le morne, et le croulant de leurs rameaux en arches !

Grave, tombe au sol frais leur grande ombre qui marche
Sur des cèpes suintant leur venin fermenté.
Vivent ces châtaigniers, monstres et patriarches,
Lugubres frères noirs en la difformité !

Leurs troncs où les renflés d’écorce font des marches,
Moussus, ont pour l’orfraie un escalier ouaté,
Et la sifflante bête, à la torse démarche,
Trouve, en leur gros pied cave, abri, sécurité.
Vivent ces châtaigniers, monstres et patriarches !
Maurice ROLLINAT ,1846-1903.