Archive pour septembre, 2013

Frédéric Nietzsche  » Autrefois vous étiez des singes, et maintenant encore l’homme est plus singe qu’aucun singe du monde… »

Posted in Actualités et politique, Au comptoir., Divertissement, Hobbies, Livres, Santé et bien-être on 30 septembre 2013 by Léon Roumagnac

confessionnal

 » – Je vous enseigne le surhomme. L’homme est quelque chose qui doit être vaincu. Qu’avez-vous fait pour le vaincre ? Jusqu’à présent tous les êtres ont créé quelque chose au-delà d’eux mêmes : vous voulez être le reflux de cette grande marée, et aimez-vous mieux revenir à l’animal que de vaincre l’homme ? Qu’est-ce que le singe pour l’homme ? Un rire ou une honte douloureuse. Voilà ce que doit être l’homme pour le surhomme, un rire ou une honte douloureuse. Vous avez fait le chemin du ver de terre à l’homme, et beaucoup en vous est encore du ver. Autrefois vous étiez des singes, et maintenant encore l’homme est plus singe qu’aucun singe du monde ! Or, je vous enseigne l’homme surhumain qui est le sens de la terre. Que votre volonté dise qu’il soit le sens de la terre. Je vous en conjure, mes frères, restez fidèles à la terre, et ne croyez pas ceux qui vous parlent d’espérances supraterrestres ! Ce sont des empoisonneurs qu’ils le sachent ou non. Ce sont des contempteurs de la vie, des moribonds et des empoisonnés eux-mêmes, dont la terre est fatiguée : qu’ils s’en aillent en poussière ! Jadis le blasphème contre Dieu était le plus grand des blasphèmes, mais Dieu est mort, et avec lui sont morts aussi ses blasphémateurs. Blasphémer contre la terre, estimer les entrailles de l’Insondable au-dessus du sens de la terre, voilà maintenant le crime des crimes !… » Frédéric Nietzsche, Zarathoustra, Extrait.

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Histoire : Le 30 septembre 1207 naissance de Djalâl ad-Dîn Rûmî, mystique persan….

Posted in Divertissement, Hobbies, Livres, Musique, Santé et bien-être, Voyages on 30 septembre 2013 by Léon Roumagnac

Le 30 septembre est le 273ème jour de l’année du calendrier grégorien, le 274ème en cas d’année bissextile. Il reste 92 jours avant la fin de l’année. C’était généralement le neuvième jour du mois de vendémiaire dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du panais.

Le 30 septembre 1207 naissance de Jalal ad Dîn Rumi, mystique persan.

Djalāl ad-Dīn Muḥammad Rūmī, en Persan : جلال‌الدین محمد رومیى, (Balkh, 30 septembre 1207 – Konya, 17 décembre 1273) est un mystique persan musulman qui a profondément influencé le soufisme. Il existe une demi-douzaine de transcriptions du prénom Djalal-el-dine, « majesté de la religion » (de djalal, majesté, et dine, religion, mémoire, culte). Il reçut très tôt le surnom de Mawlānā, qui signifie « notre maître ». Son nom est intimement lié à l’ordre des « derviches tourneurs » ou mevlevis, une des principales confréries soufies de l’islam, qu’il fonda dans la ville de Konya en Turquie1. Il écrivait tout ses poèmes en persan (Iranien).
La plupart de ses écrits lui ont été inspirés par son meilleur ami, Shams ed Dîn Tabrîzî, dont le nom peut être traduit par « soleil de la religion » et qui était originaire de Tabriz, ville se trouvant en Iran.
Il était originaire de cité de Balkh dans le nord de l’Afghanistan actuel, appelée à l’époque Khorasan.
Rûmî a également repris à son compte les fables d’Ésope dans son principal ouvrage le « Masnavî » (« Mathnawî », « Mesnevi »), que La Fontaine retraduira partiellement à son tour en français. Les Iraniens d’aujourd’hui continuent d’aimer ses poèmes. Reconnu de son vivant comme un saint, il aimait à fréquenter les chrétiens et les juifs tout autant que ses coreligionnaires…. » lire la suite de l’article ici :http://fr.wikipedia.org/wiki/Djal%C3%A2l_ad-D%C3%AEn_R%C3%BBm%C3%AE

Le tombeau de Rûmî à KONYA : http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/47/Turkey.Konya008.jpg

« Les conseils de Mevlana :
1. Sois comme l’eau pour la générosité et l’assistance.
2. Sois comme le soleil pour l’affection et la miséricorde.
3. Sois comme la nuit pour la couverture des défauts d’autrui.
4. Sois comme la mort pour la colère et la nervosité.
5. Sois comme la terre pour la modestie et l’humilité.
6. Sois comme la mer pour la tolérance.
7. Ou bien parais tel que tu es ou bien sois tel que tu parais. »

« – Ecoute la flûte faite en roseau, ce qu’elle raconte et les plaintes qu’elle émet du fait qu’elle est séparée de son roseau : Depuis que l’on m’a coupée, dit-elle, dans les marais, mes notes déchirantes ont ému le coeur des hommes et des femmes. Je cherche un coeur tout déchiré à la suite de l’abandon et de la séparation afin de lui exprimer mes souffrances et mes chagrins suscités par la passion et le désir. Celui qui s’est séparé de sa source cherche toujours à la retrouver , la rejoindre. J’ai souffert, j’ai pleuré. J’ai été l’amie à la fois des justes et celle des méchants. Tout le monde a cru comprendre qui était mon ami mais personne, en fait, n’a deviné mon secret. » Djalâl-od-Din RÛMÎ

 » – Si la prison du monde n’avait pas de refuge, il n’existerait pas non plus de sentiment de répugnance, et le coeur ne serait pas en quête de libération. L’aversion te tire en avant, comme un gardien, disant :  » Ô homme égaré, cherche le chemin droit . » Le chemin est là, mais il est caché dans un endroit secret ; pour le découvrir, il faut d’abord chercher en vain. La séparation est secrètement en quête de l’union ; dans ce chercheur, discerne le visage du cherché. Les ( arbres et les plantes) morts dans le verger se lèvent de leur racine, disant :  » Voyez le Donneur de vie !  » Comment les yeux de ces prisonniers ( du monde) seraient-ils toujours fixés sur ce qui se trouve au-delà, s’il n’y avait pas de porteur de bonnes nouvelles ( de délivrance) ? Comment y aurait-il cent mille êtres souillés à la recherche d’eau, s’il n’y avait pas d’eau dans la rivière ? S’il n’existait pas un lieu de repos, il n’y aurait pas de chercheur sans repos ; s’il n’y avait pas un remède au mal de tête causé par l’ivresse, il n’y aurait pas ce mal de tête…Ne regarde pas les feuilles jaunies sur cet arbre, mais cueille ses pommes mûres. Comment ses feuilles jaunes seraient-elles, en vérité, dénuées de valeur ? C’est un signe de maturité et de perfection. La barbe et les cheveux blancs du vieillard apportent de joyeuses nouvelles de la maturité de son intelligence. Les feuilles nouvelles, de couleur verte, indiquent que le fruit n’est pas mûr. Être comme un arbre dépouillé de ses feuilles est le signe qu’on est un connaissant mystique ; le jaune d’or est la raison de la bonne mine du changeur. » Djalâl-od-Dîn Rûmî, MATHNAWÎ, Livre Quatième , Extrait, 1272.

« La conscience intérieure d’avoir le pouvoir de choisir ou d’agir sous la contrainte de la colère ou de la maîtrise de soi, de la satiété ou de la faim, correspond aux sens qui connaissent et distinguent le jaune du rouge et le petit du grand et l’amer du doute et le musc de l’excrément, et le dur du mou – par le sens du toucher – et le chaud du froid et le brûlant du tiède et le mouillé du sec et le contact d’un mur du contact d’un arbre. C’est pourquoi celui qui nie la conscience intérieure nie les sens ; et bien davantage, car la conscience intérieure est plus évidente que les sens, étant donné qu’on peut lier les sens et les empêcher de fonctionner, tandis qu’il est impossible de barrer la route aux expériences de la conscience intérieure et de les empêcher d’entrer. Et une indication suffit au sage. »Djalâl-od-Dîn Rûmî.

 » Travaille. Continue à creuser ton puits.
Ne pense pas à cesser ton labeur.
L’eau est là, quelque part.
Soumets-toi à une pratique quotidienne.
Ta loyauté envers elle
Carillonne à la porte.
Continue de frapper,
La joie intérieure finira par ouvrir une fenêtre
Et regarder qui est là, dehors. »
Rûmî

Vincent VOITURE  » Vostre bouche, et vos beaux yeux les Roys de ma vie…. »

Posted in Divertissement, Hobbies, Livres, Musique, Santé et bien-être on 30 septembre 2013 by Léon Roumagnac

J’avois de l’Amour pour vous

J’avois de l’Amour pour vous,
Charmante Sylvie,
Mais vos injustes courroux
Ont refroidy mon envie,
Je sçais aymer constamment,
Mais si l’on n’ayme esgalement,
Ma foy je m’en ennuye.

Vostre bouche, et vos beaux yeux
Les Roys de ma vie,
Et vostre ris gracieux,
Avoient mon ame asservie,
Vous m’aviez gagné le coeur,
Mais quand on a trop de rigueur,
Ma foy je m’en ennuye.

J’approuve un feu bienheureux
Qui deux Ames lie,
Et tient deux coeurs amoureux
Sans peine et melancolie,
J’ayme les douces Amours,
Mais pour souspirer tous les jours,
Ma foy je m’en ennuye.

L’Amour sur un autre Amour
Volontiers s’appuye,
J’ayme sans aucun destour ;
Mais si je voy qu’on me fuye,
Et qu’on se plaise à m’ouïr
Pleurer, tourmenter et gemir,
Ma foy je m’en ennuye.

J’approuve un coeur enflammé,
Qui se glorifie
D’aymer sans qu’il soit aymé,
Et son plaisir sacrifie,
Je le fais bien quelquefois,
Mais quand cela passe trois mois,
Ma foy je m’en ennuye.

Vous exercez sur mon coeur
Trop de Tyrannie,
Je ne vis plus qu’en langueur,
C’est une peine infinie
Que de vivre en vous aymant,
Et pour vous parler franchement,
Ma foy je m’en ennuye.

Si vous pensez honnorer
Une Ame transie,
Qui meurt pour vous adorer,
Pour moy je vous remercie,
Je ne veux point tant d’honneur,
Gardez-le à quelque grand Seigneur,
Ma foy je m’en ennuye.

Faire des vers en batteau,
Ce seroit folie,
Car par la fraischeur de l’eau
Je sens ma teste assaillie,
Vous n’aurez donc que cecy,
Il fait mauvais escrire icy,
Ma foy je m’en ennuye.
Vincent VOITURE 1597-1648.

Histoire : le 28 septembre 1066 la dernière conquête réussie de l’Angleterre…..

Posted in Actualités et politique, Au comptoir., Divertissement, Hobbies, Livres, Santé et bien-être with tags , , on 28 septembre 2013 by Léon Roumagnac

Bayeux Tapestry William

« …Poussée par un vent enfin favorable, l’armada normande débarque entre temps dans la baie de Pevensey (Sussex) le 28 septembre 1066 quelques jours à peine après la victoire d’Harold sur les Norvégiens. Cette conjonction s’avère cruciale : l’armée d’Harold déjà épuisée par les combats contre Harald doit traverser à marches forcées toute l’Angleterre du Nord au Sud et se battre contre un ennemi reposé et qui a eu le temps de se retrancher. Guillaume ne tarde pas à prendre pour base la bourgade voisine de Hastings où il met sur pied un château de terre et de bois. Le choix du Sussex comme lieu de débarquement est une provocation directe pour Harold car cette région était son domaine personnel. Guillaume commence immédiatement à ravager la terre ce qui incite peut-être Harold à répondre dans la précipitation au lieu d’attendre des renforts de Londres. Ceci a également joué en faveur de Guillaume qui, s’il avait dirigé ses forces vers l’intérieur de l’Angleterre, aurait pu être coupé de ses voies de ravitaillement, encerclé par l’armée d’Harold constituée de sa garde personnelle, les housecarls, et de troupes levées dans le sud du pays….Après sa victoire à Hastings, Guillaume se dirige vers Londres, en passant par le Kent. Il rencontre une résistance féroce à Southwark. Il prend alors la voie romaine de Stane Street pour rejoindre une autre armée normande sur Pilgrims’ Way (en) près de Dorking dans le Surrey. Après avoir effectué leur jonction, ces armées contournent Londres pour remonter la vallée de la Tamise en direction de la ville de Wallingford dans l’Oxfordshire, dont le seigneur saxon, Wigod (en), avait soutenu la cause de Guillaume. Il y recevra la soumission de Stigand, l’archevêque de Cantorbéry. Un des favoris de Guillaume, Robert d’Oilly de Lisieux y épousera également la fille de Wigod, certainement afin de consolider l’allégeance de son père à Guillaume. Le duc de Normandie se dirige alors au nord-est le long de l’escarpement de Chiltern vers le fort saxon de Berkhamsted dans le Hertfordshire d’où il attend la soumission de Londres. Le reste des nobles saxons s’étant rendus à lui, il est proclamé roi d’Angleterre fin octobre et couronné le 25 décembre 1066 à l’abbaye de Westminster…. »lire la suite de l’article ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Conqu%C3%AAte_normande_de_l%27Angleterre#Le_d.C3.A9barquement

« Guillaume le Conquérant, appelé également Guillaume le Bâtard, Guillaume II de Normandie et enfin Guillaume Ier d’Angleterre, né à Falaise vers 1027 et mort à Rouen le 9 septembre 1087, est duc de Normandie de 1035 à sa mort et roi d’Angleterre de 1066 à sa mort.
Fils illégitime de Robert le Magnifique et d’Arlette (ou « Herleva »), une « frilla » (épouse more danico, c’est-à-dire « à la mode danoise »), Guillaume devient duc de Normandie dès l’âge de huit ans suite au décès de son père. Après une période de forte instabilité, il parvient à reprendre la domination du duché à partir de la bataille du Val-ès-Dunes, en 1047. Il épouse Mathilde de Flandre vers 1053, et fait de la Normandie un duché puissant, craint du roi de France.
À la suite de la mort du roi Édouard le Confesseur, il sort vainqueur de la crise de succession d’Angleterre et s’empare de la couronne d’Angleterre après sa victoire à la bataille d’Hastings, en 1066. Cette conquête fait de lui l’un des plus puissants monarques de l’Europe occidentale et conduit à de très profonds changements dans la société anglaise, dont l’élite anglo-saxonne disparaît au profit des seigneurs normands.
Dès lors, il passe la suite de son règne à se défendre face à ses nombreux ennemis, que ce soit en Angleterre (les rebelles anglo-saxons rassemblés derrière Edgar Atheling, les Danois et les Écossais) ou sur le continent (le comte d’Anjou Foulques le Réchin, le comte de Flandre Robert Ier, mais surtout le roi de France Philippe Ier). Il meurt à Rouen en 1087 après la mise à sac de Mantes, au cours d’une campagne de représailles dans le Vexin français contre le roi de France. Il est inhumé à l’abbaye aux Hommes de Caen… »lire la suite de l’article ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_le_Conqu%C3%A9rant

 » Mathilde de Flandre (v. 1031 – 2 novembre 1083 à Caen) fut l’épouse de Guillaume le Conquérant, et donc duchesse de Normandie et reine consort d’Angleterre.
Elle est la fille de Baudouin V (v. 1012-1067), dit Baudouin de Lille, comte de Flandre, et d’Adèle de France (1009-1079), comtesse de Corbie. Elle est donc, par sa mère, petite-fille du roi de France Robert II. Elle est la sœur des comtes de Flandre Baudouin VI (v. 1030-1070), dit Baudouin de Mons, et Robert Ier (v. 1031-1093), dit Robert le Frison.
Les ossements de Mathilde, conservés à l’abbaye aux Dames de Caen, ont été étudiés en 1961. Sa taille, calculée à partir de son fémur et de son tibia, est estimée être de 152 cm2, ce qui était probablement au-dessus de la moyenne de son temps. L’examen de son squelette montre aussi qu’elle était fort mince. Inexplicablement, des sources académiques ont rapporté de manière erronée que sa taille était d’environ 127 cm. En 1050 voire 1051, elle épouse le duc de Normandie Guillaume le Bâtard (plus tard le Conquérant), fils illégitime de Robert Ier (v. 1010-1035), dit Robert le Magnifique, duc de Normandie, et d’Arlette de Falaise. Le mariage a lieu à Rouen, la capitale du duché de Normandie. Les négociations pour leur mariage débutent probablement dès 1048, mais en octobre 1049, au concile de Reims5, le pape Léon IX l’interdit sur des bases inconnues. On ne dispose pas de document contemporain expliquant les motivations papales, mais pour Orderic Vital, moine chroniqueur du XIIe siècle, elle s’explique par la consanguinité. L’Église cherchait alors à imposer ses vues en matière d’interdits de parenté pour mieux asseoir son pouvoir sur les laïcs, et les futurs conjoints étaient cousins au cinquième degré canonique. Toutefois, les futurs époux outrepassent l’interdiction. En 1059, le pape Nicolas II valide rétrospectivement ce mariage à condition que les deux époux fondent chacun une abbaye. Mathilde fonde alors l’abbaye aux Dames de Caen, dédiée à la Sainte-Trinité, et son époux fonde l’Abbaye aux Hommes dédiée à Saint Étienne. Son église abbatiale est dédicacée le 18 juin 1066…. » lire la suite de l’article ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Mathilde_de_Flandre.

http://youtu.be/OKMVGpezd2E
http://youtu.be/dj171BNdrcY
http://youtu.be/KCB3jQIN-X8

 » Les Normands sont « particulièrement adroits, dédaignant leur propre héritage dans l’espoir d’en acquérir un plus grand, uniquement avides de gains et de domination, tendant à toutes sortes d’imitations, tenant le juste milieu entre la prodigalité et l’avarice, ayant sans doute réussi à unir ces deux valeurs apparemment opposées. Leurs chefs faisaient particulièrement preuve de faste par désir de se faire bien voir. C’était d’ailleurs une race habile à la flatterie, portée sur l’étude de l’éloquence, de sorte que les garçons étaient des orateurs, une race tout à fait déchaînée à moins d’être fermement retenue par le joug de la justice. Ils étaient durs au travail, à la faim et au froid toutes les fois que le hasard les y soumettait, portés sur la chasse et le colportage, fascinés par les chevaux ainsi que tous les équipements et les armes de guerre. » Geoffroi Malaterra , moine chroniqueur du XIème siècle

Rémy BELLEAU  » le Désir n’est rien qu’ombre et que pur mensonge qui travaille nos sens d’un charme ambitieux…. »

Posted in Divertissement, Hobbies, Livres, Musique, Santé et bien-être on 28 septembre 2013 by Léon Roumagnac

Le Désir

Celuy n’est pas heureux qui n’a ce qu’il desire,
Mais bien-heureux celuy qui ne desire pas
Ce qu’il n’a point : l’un sert de gracieux appas
Pour le contentement et l’autre est un martyre.

Desirer est tourment qui bruslant nous altere
Et met en passion ; donc ne desirer rien
Hors de nostre pouvoir, vivre content du sien
Ores qu’il fust petit, c’est fortune prospere.

Le Desir d’en avoir pousse la nef en proye
Du corsaire, des flots, des roches et des vents
Le Desir importun aux petits d’estre grands,
Hors du commun sentier bien souvent les dévoye.

L’un poussé de l’honneur par flateuse industrie
Desire ambitieux sa fortune avancer;
L’autre se voyant pauvre à fin d’en amasser
Trahist son Dieu, son Roy, son sang et sa patrie.

L’un pippé du Desir, seulement pour l’envie
Qu’il a de se gorger de quelque faux plaisir,
Enfin ne gaigne rien qu’un fascheux desplaisir,
Perdant son heur, son temps, et bien souvent la vie.

L’un pour se faire grand et redorer l’image
A sa triste fortune, espoind de ceste ardeur,
Souspire apres un vent qui le plonge en erreur,
Car le Desir n’est rien qu’un perilleux orage.

L’autre esclave d’Amour, desirant l’avantage
Qu’on espere en tirer, n’embrassant que le vent,
Loyer de ses travaux, est payé bien souvent
D’un refus, d’un dédain et d’un mauvais visage.

L’un plein d’ambition, desireux de parestre
Favori de son Roy, recherchant son bon-heur,
Avançant sa fortune, avance son malheur,
Pour avoir trop sondé le secret de son maistre.

Desirer est un mal, qui vain nous ensorcelle;
C’est heur que de jouir, et non pas d’esperer :
Embrasser l’incertain, et tousjours desirer
Est une passion qui nous met en cervelle.

Bref le Desir n’est rien qu’ombre et que pur mensonge,
Qui travaille nos sens d’un charme ambitieux,
Nous déguisant le faux pour le vray, qui nos yeux
Va trompant tout ainsi que l’image d’un songe.
Rémy BELLEAU ,1528-1577.

Antoine-Vincent Arnault  » Rien surtout, mes amis, ne se ressemble autant que les hommes dans la poussière….. »

Posted in Actualités et politique, Au comptoir., Divertissement, Organisations, Santé et bien-être on 27 septembre 2013 by Léon Roumagnac

Le carrosse et la charrette.
Fable X, Livre IV.
« Ma sœur, vois-tu là-bas, là-bas,
Vois-tu ce tourbillon s’élever sur la route !
Comme il grossit ! vers nous comme il vient à grands pas !
Que nous annonce-t-il ? un carrosse sans doute. »
« — Oui, mon frère, et celui d’un prince assurément. »
« — Ah ! dis plutôt du roi ; car très distinctement
Je vois d’ici ses équipages,
Ses gardes-du-corps, ses courriers,
Ses postillons, ses écuyers,
Ses chiens, et même aussi ses pages. »
Pendant que le frère et la sœur,
Enfants plus hommes qu’on ne pense,
Jugeaient ainsi sur l’apparence,
Le poudreux tourbillon de plus en plus s’avance,
Et permet à leurs yeux d’en percer l’épaisseur.
Produit par un cortège en sa course rapide,
Que cachait-il ? C’étaient, je ne puis le nier,
C’étaient les ânes d’un meunier,
Qui galopaient autour de sa charrette vide.
Je vous laisse à penser quel fut l’étonnement,
J’allais presque dire la honte,
De nos pauvres petits en voyant leur mécompte.
Le père en rit d’abord ; et puis, très sensément :
« Votre erreur, leur dit-il, n’était pas si grossière.
Les grands et les petits ne diffèrent pas tant
Que vous pensez ; maint fait le prouve à chaque instant.
Rien surtout, mes amis, ne se ressemble autant
Que les hommes dans la poussière. »
Antoine-Vincent Arnault,1766-1834

Cyrano de Bergerac  » Sachez donc que l’écharpe dont cet homme est honoré où pend pour médaille la figure qu’un membre viril

Posted in Actualités et politique, Au comptoir., Divertissement, Hobbies, Livres, Organisations, Santé et bien-être on 27 septembre 2013 by Léon Roumagnac

Borghese Hermaphroditus Louvre Ma231 n4

 » – Il parlait encore, lorsque je vis entrer un homme tout nu. Je m’assis aussitôt, et me couvris pour lui faire honneur, car ce sont les marques du plus grand respect qu’on puisse en ce pays-là témoigner à quelqu’un.  » Le Royaume, dit-il, souhaite qu’avant de retourner en votre monde, vous en avertissiez les magistrats, à cause qu’un mathématicien vient tout à l’heure de promettre au conseil, que pourvu qu’étant de retour chez vous, vous vouliez construire une certaine machine qu’il vous enseignera, il attirera votre globe et le joindra à celui-ci » A quoi je promis de ne pas manquer.  » Hé ! je vous prie, dis-je à mon hôte, quand l’autre fut parti, de me dire pourquoi cet envoyé portait à la ceinture des parties honteuses de bronze ? » Ce que j’avais vu plusieurs fois pendant que j’étais en cage, sans l’avoir osé demander, parce que j’étais toujours environné de filles de la reine, que je craignais d’offenser si j’eusse en leur présence attiré l’entretien d’une matière si grasse. De sorte qu’il me répondit :  » Les femelles ici, non plus que les mâles, ne sont pas assez ingrates pour rougir à la vue de celui qui les a forgées ; et les vierges n’ont pas honte d’aimer sur nous en mémoire de leur mère nature, la seule chose qui porte son nom. Sachez donc que l’écharpe dont cet homme est honoré, et où pend pour médaille la figure qu’un membre viril, est le symbole du gentilhomme, et la marque qui distingue le noble d’avec le roturier. » Ce paradoxe me sembla si extravagant, que je ne pus m’empêcher d’en rire. » Cyrano de Bergerac, Les États et Empires de la Lune, Extrait, 1652.
– Il est d’une telle modernité ce texte !…