Archive pour 20 mai 2013

Le 20 mai 2013 , la journée de travail gratuit…….

Posted in Actualités et politique, Aliments et boissons, Au comptoir., Hobbies, Organisations, Santé et bien-être on 20 mai 2013 by Léon Roumagnac

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/lundi-de-pentecote-une-journee-a-2-4-milliards_1250163.html

La Corvée ( du latin, corrogare, convoquer). Travail gratuit qui était dû par le paysan à son seigneur, définition que l’on découvre dans le Nouveau Petit Larousse. Effectivement dès le neuvième siècle tous les hommes valides devaient fournir à son seigneur quatre jours de travail… En terre françoyse c’est de nouveau la mise en oeuvre des Droits féodaux sous un fallacieux prétexte et avec la complicité des Syndicats!….Mais rappelons que c’est dans la nuit du 4 au 5 août 1789 que l’Assemblée Nationale constituante abolissait les droits féodaux parce que les petits Roitelets de Province avaient eu peur de la réaction de la populace… Pourtant aujourd’hui au 21ème siècle, la plupart des salariés assimilés ainsi aux serfs sont les seuls assujettis à cette corvée !…car il ya tellement de nouveaux beaux châteaux très modernes avec beaucoup de serviteurs de parentèle en terre françoyse !…Mais le plus surprenant, ils( les françoys ) sont en majorité contents de ce retour au travail gratuit ( la corvée ) !….Que du bonheur, 1789 rayé avec un seul jour !…Il y a même une idée qui court dans les rédactions politiques pour augmenter le nombre de jours qui serait dans un proche futur porté à quatre !…Cette fameuse semaine de congés supplémentaire qui est de trop !… Voyons, il faut cette charité obligatoire des salariés de par la Loi qui profite joyeusement aux employeurs car ces derniers ne versent que les salaires à cette fameuse caisse créée à cet effet : le reste, c’est-à-dire la richesse obtenue par ce travail on n’en parle surtout pas !…c’est tout bénéfice !… Vive donc le travail forcé, vive la corvée, vive les nouveaux Seigneurs dans leurs palais dorés !… que du bonheur et la nouvelle Noblesse(2) avec leurs grands amis les banquiers peuvent faire tout y compris des guerres et ruiner les pays européens !… Bientôt nous allons voir instituer la « Corvée » pour les Hôpitaux, pour les Agriculteurs, pour les Étudiants, pour tous ces petits retraités, pour les Pêcheurs, pour les grands journaux, les chômeurs, pour la Télévision publique, pour les Taxis, pour les Pharmaciens, pour les Avocats, pour les Viticulteurs, pour les Garagistes, les Syndicats complices, les grand mères, les anciens présidents de société, les laboratoires, pour les Tartuffes de l’Ecologie, les anciens militaires, etc…… Enfin quoi, une sorte de le rétablissement des droits féodaux de l’Ancien régime mais en plus moderne et plus efficace grâce à l’informatique !…

Un petit texte bien de chez nous : » – Les guerres des seigneurs étaient des calamités pour les pauvres paysans. C’étaient les paysans qui nourrissaient le seigneur et qui l’enrichissaient. Ils lui payaient une redevance pour leur charrue. Ils lui donnaient une partie de leur récolte. Quand ils avaient battu leur blé, ils ne pouvaient pas le moudre ; ils le portaient au moulin du seigneur. Il fallait porter aussi le raisin au pressoir du seigneur, faire cuire le pain au four du seigneur, et payer pour tout cela. Les routes et les ponts appartenaient au seigneur. Le berger qui passait avec le troupeau, le charretier qui portait du blé ou un tonneau de vin, le marchand qui transportait sa marchandise payaient pour passer sur les ponts et sur les routes. Le seigneur avait droit de réclamer le travail de ses paysans, car ils lui devaient la corvée, c’est-à-dire le service de leur corps. Ainsi les paysans n’étaient pas libres, comme le sont ceux d’aujourd’hui. Si encore ils avaient pu travailler tranquillement ! mais le seigneur ravageait leurs champs par la chasse. Dans les guerres, les moissons étaient souvent détruites et les maisons brûlées. Le temps de la féodalité fut horriblement dur pour les pauvres paysans. Plusieurs fois ils essayèrent de se révolter, mais les seigneurs, qui étaient mieux armés qu’eux, les massacrèrent impitoyablement. » Ernest LAVISSE de l’Académie française, Histoire de France,Extrait 1907.

Ce texte je l’ai découvert par hasard et il interpelle !….Il suffit de voir comment la fameuse décentralisation conjuguée avec la mondialisation tant annoncée et appliquée a provoqué la construction de si vastes et beaux châteaux luxueux sur tout le territoire de la Gaule qui fourmillent d‘une cohorte de serviteurs très souvent apparentés » aux petits seigneurs « ..Cette fonction territoriale dont on parle jamais mais qui a augmenté de plus de 170% écrivait feu l’ancien président de la Cour des Deniers… Activée par la mise en place de cette fameuse Intercommunalité qui devait réduire les services ainsi que les fonctionnaires mais que les édiles locaux ont utilisée pour y placer en quantité, famille, amis et colleurs d’affiches, mêmes certains n’ont pas hésité à créer des Pays pour multiplier le nombre de strates, etc…

Si on a remis la corvée pour le lundi de pentecôte dans un tel système dit » démocratique »(1) où c’est souvent des grandes familles qui sont toujours réélues par tradition c’est très révélateur de la grande dérive !..D’ailleurs, il paraît qu’on ne sait pas où est passé une grande partie de tout ce pactole cumulé suite à cette journée de corvée !..La taxe sur tout travail ou tout achat, les péages, etc….mais le scandale des maisons de retraite ne sera jamais réglé et pour cause !… Rappelons pour mémoire que ces mêmes hauts seigneurs d’aujourd’hui ont vendu ce que la masse des pauvres françoys a financé par son travail à d’ autres seigneurs, etc.….Au niveau mondial, les très grands seigneurs avec l’aide de petits vassaux n’hésitent pas à ravager beaucoup de pays pour non seulement les voler mais en empoisonnant les terres pour des centaines de milliards d’années, etc….Il est merveilleux ce petit texte d’Ernest et d’une telle modernité !…

Toutefois les gentils françoys auront connaissance, les prochains mois, du grand plan d’austérité avec non seulement une augmentation très sensible de la TVA déjà annoncée, mais autres taxes diverses, et surtout les impôts augmentés en 2014 après les élection municipales, etc… d’autant plus que cette journée de solidarité est à géométrie variable, je constate que nos élus ainsi que les professions libérales, etc.. ne sembleraient pas concernés !…et ces milliards obtenus servent à financer quoi ?….l’achat de drones américains ?…

(1) » – ORIGINE SOCIALE DES ÉLUS : http://www.inegalites.fr/spip.php?article166&id_mot=92

(2)» C’est vrai, Monseigneur, nous sommes débarrassés de la noblesse privilégiée. Mais qu’y avons-nous gagné ? Je n’aurais pas eu trop d’antipathie, moi, pour ces grands si seigneurs brillants, si gais, si spirituels, si galants, si magnifiques, si braves sur les champs de bataille comme sur le pré, que Dieu semblait avoir envoyés ici-bas en partie de plaisir.
Ceux-là, du moins, nous opprimaient avec élégance. J’ai connu un enfant (ceci est historique) qui se mettait au-dessus de ses camarades, parce que lui, son père le corrigeait avec une belle cravache, tandis qu’eux étaient fustigés avec une simple et vile houssine. Je suis assez de l’avis de ce petit sot et vous-même, si vous aviez un fardeau à porter, n’aimeriez vous
pas autant, poids pour poids, que ce fût des fleurs que de la boue ? Vous vous êtes substitués, vous, à la vieille noblesse. Vous avez laissé ce qu’elle avait de vaine gloire, et vous avez pris ce qu’elle avait d’avantages réels. Vous avez jeté l’habit, mais vous avez eu bien soin d’enlever ce qu’il y avait dans les poches. Vous ne vous ruinez pas, vous, en fêtes magnifiques, en meutes, en équipages, en grands laquais galonnés. Vos pères étaient d’imperceptibles bourgeois de province, des molécules de rentiers, et vous, vous laissez à vos fils des héritages de grand seigneur. Vous ne faites point bâtonner vous les huissiers par votre valetaille, vous payez exactement, et par douzième, votre part du budget ; mais le budget est pour Vous un pique-nique où vous apportez une alouette et où vous dévorez un dindon. Les mouches de l’émigration étaient rassasiées de notre sang ; mais vous, moucherons de juillet, Vous êtes venus fondre sur nous, plus après, plus dévorants, en nuages plus épais que la sixième plaie de l’Egypte. Selon vous, nous sommes des brutes qui n’avons que l’instinct de l’obéissance, d’imbéciles moutons qui viennent se prosterner d’eux-mêmes sous les vastes cisailles du budget, et n’osent bêler quand on les égorge, de stupides boeufs qui se laissent mener, par un enfant, de leur vaste prairie à l’abattoir. Ah vous ne sauriez trop nous mépriser, Monseigneur ! Nous sommes des brutes, en effet, nous qui, cependant, nous comprenons bien que le privilège dont vous jouissez tourne à notre détriment. Et si nous avions de la capacité, qu’en ferions-nous? Combien d’entre nous qui avaient de la capacité, et qui sont morts d’une longue suite de misères dans vos hospices. Combien d’entre nous qui ont de la capacité, et qui subissent les tortures de la faim dans vos greniers ? J’ai connu, moi, de jeunes hommes qui avaient de la capacité, et qui enviaient aux animaux de vos ménageries la nourriture et l’abri que vous leur donnez ! Cette capacité, elle serait pour nous un malheur de plus; notre sort serait celui de l’oiseau cloué par les ailes à une porte cochère, et qui respire en regardant le vaste ciel…. » Claude Tillier, PAMPHLETS, Lettre au système sur la Réforme électorale, Extrait,1840-1844. »

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Charles GUÉRIN  » La chanson de la bien-aimée……. »

Posted in Divertissement, Hobbies, Livres, Musique, Santé et bien-être on 20 mai 2013 by Léon Roumagnac

La chanson de la bien-aimée

La chanson de la Bien-Aimée,
Comme un trille d’oiseau siffleur,
Monte dans la nuit parfumée.

L’entendez-vous sous la ramée,
A travers les pommiers en fleur,
La chanson de la Bien-Aimée ?

Comme une vivante fumée,
Son rythme subtil et trembleur
Monte dans la nuit parfumée.

Et quand vient l’heure accoutumée,
Où s’exhale par la chaleur
La chanson de la Bien-Aimée,

Le cri de l’oiselle pâmée
Sous le baiser de l’oiseleur
Monte dans la nuit parfumée.

C’est une berceuse enflammée,
Musique, parfum et couleur,
La chanson de la Bien-Aimée ;

Et toujours mon âme est charmée
Quand, appel tendre et cajoleur,
La chanson de la Bien-Aimée
Monte dans la nuit parfumée.
Charles GUÉRIN,1873-1907.