Archive pour 17 mai 2013

La Crise : c’est aussi au tour du Portugal…..

Posted in Actualités et politique, Aliments et boissons, Au comptoir., Hobbies, Livres, Musique, Organisations, Santé et bien-être, Voyages on 17 mai 2013 by Léon Roumagnac

 » L’effet domino continue à entrainer les pièces européennes, les unes après les autres, dans sa chute organisée.
A l’heure où la controverse et la polémique vont bon train, entre ceux qui prônent l’austérité, et ceux farouchement en faveur de la relance, le Portugal opte pour l’austérité et ravive –si besoin est- le débat.
Pedro Passos Coelho, premier ministre portugais, a adressé, vendredi dernier, un discours à la nation, annonçant l’application imminente d’une série de « coupes sévères dans les dépenses publiques pour permettre au pays, sous assistance financière, de respecter ses engagements budgétaires ». Au total, une douzaine de nouvelles mesures adoptées…. » lire la suite de l’article ici :
http://www.gold.fr/news/2013/05/14/crise-en-ue-cest-au-tour-du-portugal/11673/

 » A Lisbonne, dans les magasins du quartier multiculturel de Graça, qui domine la ville du haut d’une colline, le crédit est de retour. Deux poulets entiers sont vendus 5 euros ; le kilo de tomates, presque deux ; le paquet de riz, un peu plus de 70 centimes. De quoi faire tenir une famille pendant trois jours. Mais de plus en plus de Portugais ont des fins de mois très difficiles. Résultat, il est devenu habituel que les bouchers ou les marchands de fruits fassent crédit à leurs clients par esprit de solidarité face à la crise.
Jugez plutôt : en 2013, le salaire moyen au Portugal, étranglé par les mesures du gouvernement de Passos Coelho [droite], notamment la réduction des tranches de l’impôt sur le revenu, ne dépassera guère 700 euros. Ce sont les 1,8 million de retraités qui auront le plus de mal à joindre les deux bouts, avec une pension qui en règle générale ne dépassera pas 400 euros, et avec laquelle ils devront faire face à la hausse de 15 % des prix des transports ou à l’augmentation de la facture d’électricité (13 % l’année dernière)…. » lire la suite de l’article ici :http://www.courrierinternational.com/article/2013/01/22/victimes-de-l-austerite-nous-sommes-tous-des-entroikes

même les anglais veulent quitter l’Europe…. » Le parti conservateur du Premier ministre britannique David Cameron va présenter mardi une proposition de loi visant à garantir l’organisation avant fin 2017 d’un référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne (UE), a annoncé le parti…. » lire la suite de l’artricle ici :http://actu.orange.fr/monde/royaume-uni-proposition-de-loi-pour-un-referendum-sur-l-ue-afp_1990424.html

Messieurs les Anglais tirez donc les premiers !(1)…http://www.huffingtonpost.fr/2013/01/23/nous-manquerez-vous-vraim_n_2531985.html

(1)La tradition populaire ne devait retenir de cela qu’une citation : « Messieurs les Anglais, tirez les premiers ! »….à la Bataille de Fontenoy, pour en savoir plus lire l’article ici :http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Fontenoy

Publicités

CIORAN  » Les visées de réforme dénaturent la pensée et en faussent le mouvement…. »

Posted in Actualités et politique, Au comptoir., Divertissement, Hobbies, Livres, Musique, Organisations, Santé et bien-être on 17 mai 2013 by Léon Roumagnac

 » » Depuis Adam tout l’effort des hommes a été de modifier l’homme. Les visées de réforme et de pédagogie, exercées aux dépens des données irréductibles, dénaturent la pensée et en faussent le mouvement. La connaissance n’a pas d’ennemi plus acharné que l’instinct éducateur, optimiste et virulent, auquel les philosophes ne sauraient échapper : comment leurs systèmes en seraient-ils indemnes ? Hors l’Irrémédiable, tout est faux ; fausse cette civilisation qui veut le combattre, fausses les vérités dont elle s’arme. A l’exception des sceptiques anciens et des moralistes français, il serait difficile de citer un seul esprit dont les théories, secrètement ou explicitement, ne tendent point à modeler l’homme. Mais il subsiste inaltéré, quoiqu’il ait suivi le défilé de nobles préceptes, proposés à sa curiosité, offerts à son ardeur et à son égarement. Alors que tous les êtres ont leur place dans la nature, il demeure une créature métaphysiquement divagante, perdue dans la Vie, insolite dans la Création. Un but valable à l’histoire, personne n’en a trouvé ; mais tout le monde en a proposé ; et c’est un pullulement de buts tellement divergents et fantasques que l’idée de finalité en est annulée et s’évanouit en dérisoire article de l’esprit. Chacun subit sur soi cette unité de désastre qu’est le phénomène homme. Et le seul sens du temps est de multiplier ces unités, de grossir indéfiniment ces souffrances verticales qui s’appuient sur un rien de matière, sur l’orgueil d’un prénom et sur une solitude sans appel. » CIORAN, Précis de décomposition, Extrait.

http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/05/16/l-assemblee-nationale-supprime-le-mot-race-de-la-legislation_3272514_823448.html
http://www.huffingtonpost.fr/2013/05/16/mot-race-supprime-legislation-histoire-francaise_n_3287885.html

Après la suppression des mots  » mari et femme « , le mot race est supprimé aussi du dictionnaire… Ce qui indique que la  » race des seigneurs  » c’est fini et que les roturiers à pied seront dès aujourd’hui autrement considérés mais j’en doute !(1)…Ainsi nos élites devraient également supprimer le mot « guerre » en priorité, le mot « faim » conjugué avec le mot gras pour supprimer l’obésité mais aussi tous les « cochons à l’engrai « de la République et donner à manger à tous ceux qui meurent de faim … pourquoi pas le mot « maladie  » car plus besoin du « médecin-référent »… délation pour n’avoir plus de « voisin-référent »…mais surtout de supprimer au plus vite le mot politicien, banquiers, etc….Voilà un gouvernement qui sait trouver les bonnes solutions aux graves problèmes du pays par le symbolique !…Je me demande dans combien de temps le mot France sera aussi éliminé !…regardez les timbres-poste : le mot république est absent !. …….

(1)» C’est vrai, Monseigneur, nous sommes débarrassés de la noblesse privilégiée. Mais qu’y avons-nous gagné ? Je n’aurais pas eu trop d’antipathie, moi, pour ces grands si seigneurs brillants, si gais, si spirituels, si galants, si magnifiques, si braves sur les champs de bataille comme sur le pré, que Dieu semblait avoir envoyés ici-bas en partie de plaisir.
Ceux-là, du moins, nous opprimaient avec élégance. J’ai connu un enfant (ceci est historique) qui se mettait au-dessus de ses camarades, parce que lui, son père le corrigeait avec une belle cravache, tandis qu’eux étaient fustigés avec une simple et vile houssine. Je suis assez de l’avis de ce petit sot et vous-même, si vous aviez un fardeau à porter, n’aimeriez vous
pas autant, poids pour poids, que ce fût des fleurs que de la boue ? Vous vous êtes substitués, vous, à la vieille noblesse. Vous avez laissé ce qu’elle avait de vaine gloire, et vous avez pris ce qu’elle avait d’avantages réels. Vous avez jeté l’habit, mais vous avez eu bien soin d’enlever ce qu’il y avait dans les poches. Vous ne vous ruinez pas, vous, en fêtes magnifiques, en meutes, en équipages, en grands laquais galonnés. Vos pères étaient d’imperceptibles bourgeois de province, des molécules de rentiers, et vous, vous laissez à vos fils des héritages de grand seigneur. Vous ne faites point bâtonner vous les huissiers par votre valetaille, vous payez exactement, et par douzième, votre part du budget ; mais le budget est pour Vous un pique-nique où vous apportez une alouette et où vous dévorez un dindon. Les mouches de l’émigration étaient rassasiées de notre sang ; mais vous, moucherons de juillet, Vous êtes venus fondre sur nous, plus après, plus dévorants, en nuages plus épais que la sixième plaie de l’Egypte. Selon vous, nous sommes des brutes qui n’avons que l’instinct de l’obéissance, d’imbéciles moutons qui viennent se prosterner d’eux-mêmes sous les vastes cisailles du budget, et n’osent bêler quand on les égorge, de stupides boeufs qui se laissent mener, par un enfant, de leur vaste prairie à l’abattoir. Ah vous ne sauriez trop nous mépriser, Monseigneur ! Nous sommes des brutes, en effet, nous qui, cependant,nous comprenons bien que le privilège dont vous jouissez tourne à notre détriment. Et si nous avions de la capacité, qu’en ferions-nous? Combien d’entre nous qui avaient de la capacité, et qui sont morts d’une longue suite de misères dans vos hospices. Combien d’entre nous qui ont de la capacité, et qui subissent les tortures de la faim dans vos greniers ? J’ai connu, moi, de jeunes hommes qui avaient de la capacité, et qui enviaient aux animaux de vos ménageries la nourriture et l’abri que vous leur donnez ! Cette capacité, elle serait pour nous un malheur de plus; notre sort serait celui de l’oiseau cloué par les ailes à une porte cochère, et qui respire en regardant le vaste ciel…. » Claude Tillier, PAMPHLETS, Lettre au système sur la Réforme électorale, Extrait,1840-1844.

et oui…il fait battre tambours….

Charles GUÉRIN  » Je vais sur la pelouse humide de rosée….. »

Posted in Divertissement, Hobbies, Musique, Santé et bien-être on 17 mai 2013 by Léon Roumagnac

Je vais sur la pelouse humide de rosée

Je vais sur la pelouse humide de rosée,
D’un pas léger, les yeux riants, l’âme brisée
De tendresse, de joie indicible et d’amour.
Le jour descend en moi comme un baiser, le jour
Me pénètre et m’enlève à la terre. J’adore.
Le jardin resplendit sous le ciel frais. L’aurore
A troué les pins drus et noirs d’un rouge orteil.
Une perle d’eau claire étincelle au soleil.
L’herbe est comme une mer où l’onde poursuit l’onde.
L’allée a de lascifs contours de femme blonde.
Le lierre en feu frissonne à la crête d’un mur.
Un oiseau que le vent balance dans l’azur
Chante sur le bouleau sans feuille encor. Je rêve,
Au sein d’une lumière heureuse, ivre de sève
Et d’air, le front tourné vers l’orient, et tel
Qu’un jeune dieu qui vit son matin immortel.

Ainsi, dans le jardin lustré de pousses vertes,
Je vais, joignant les mains et les lèvres ouvertes
Pour répandre l’amour dont mon coeur s’est gonflé
Devant l’aube, le vierge azur, le lierre ailé.
L’oiseau chante, le ciel sourit et l’herbe pleure.
 » Seigneur, dis-je, votre oeuvre est belle et voici l’heure,
Père infiniment bon et sublime ouvrier,
Où je voudrais des mots surhumains pour prier,
Des vers religieux et purs comme les psaumes
Qu’entonnent sous le vent les pins aux vastes dômes.
Par un hymne de joie et d’adoration,
Rendre grâce à l’auteur de la création,
Oui, Seigneur ! Mais je porte, hélas ! pauvre poète,
La malédiction d’une langue muette :
Tout ce qui chante en moi de confuse beauté
S’éteint dans mon esprit avant d’avoir été,
Et ce brin d’herbe avec la perle qui le courbe,
Rit de ma plume où point une goutte de tourbe.  »

Ayant dit, et soudain déchu de mon orgueil,
Je m’arrête et j’embrasse encor, d’un long coup d’oeil,
Le grand jardin natal aux brillantes allées ;
Derrière elle laissant les heures écoulées,
L’ombre plus courte atteint le milieu du cadran.
Chaque toit bleu chatoie au soleil comme un paon ;
Et tandis que le ciel de midi sur le sable
Epanche en flots de feu son urne intarissable,
Indifférente au drame obscur de mon esprit,
La nature féconde et forte me sourit.
Charles GUÉRIN,1873-1907.