Jean de LA GESSEE  » Le feu bruslant, ou la torche allumée ….. »


Le feu bruslant, ou la torche allumée

Le feu bruslant, ou la torche allumée
Perd sa lueur aus rayons du Soleil :
Et mon amour qui n’a point de pareil,
Tout autre amour fait couler en fumée.

Voyla pourquoi mon ame accoustumée
A ressentir les esclairs d’un bel oeil,
Vit au milieu d’un brasier nompareil :
Opiniastre à se voir consumée.

Ni la rigueur des moys plus froidureus,
Ni la saison des moys plus verdureus,
Ni leur frecheur, ne me sçauroient esprandre.

Tel que je suis, je dure en mon ardeur :
Ou pour mieux dire, estouffant ma froideur,
Amour me change en une Salemandre.
Jean de LA GESSEE,1551-1596.

2 Réponses to “Jean de LA GESSEE  » Le feu bruslant, ou la torche allumée ….. »”

  1. vous devriez lui dire au lieu de vous planquer derrière des écrits vieux comme Erode…. peut être ce serait mieux non ?…. à moins que vous ne soyez un fervent catholique et que vous aimiez vous affliger des privation !….vous aussi vous guettez la fumée blanche…

    • ….
      » – L’inquisition est, comme on sait, une invention admirable et tout à fait chrétienne pour rendre le pape et les moines plus puissants et pour rendre tout un royaume hypocrite. On regarde d’ordinaire saint Dominique comme le premier à qui l’on doit cette sainte institution. En effet, nous avons encore une patente donnée par ce grand saint, laquelle est conçue en ces propres mots : » Moi, frère Dominique, je réconcilie à l’Église le nommé Roger, porteur des présentes, à condition qu’il se fera fouetter par un prêtre trois dimanches consécutifs depuis l’entrée de la ville jusqu’à la porte de l’église, qu’il fera maigre toute sa vie, qu’il jeûnera trois carêmes dans l’ année, qu’il ne boira jamais de vin, qu’il portera le san-benito avec des croix, qu’il récitera le bréviaire tous les jours, dix pater dans la journée, et vingt à l’heure de minuit ; qu’il gardera désormais la continence, et qu’il se présentera tous les mois au curé de sa paroisse, etc., tout cela sous peine d’être traité comme hérétique, parjure et impénitent. » Quoique Dominique soit le véritable fondateur de l’inquisition, cependant Louis de Paramo, l’un des plus respectables écrivains et des plus brillantes lumières du Saint – Office, rapporte, au titre second de son second livre, que Dieu fut le premier instituteur du Saint-Office, et qu’il exerça le pouvoir des frères prêcheurs contre Adam. D’abord Adam est cité au tribunal : Adam, ubi es ? et en effet, ajoute-t-il, le défaut de citation aurait rendu le procédure de Dieu nulle. Les habits de peau que Dieu fit à Adam et à Eve furent le modèle du san-benito que le Saint-Office fait porter aux hérétiques. Il est vrai que par cet argument on prouve que Dieu fut le premier tailleur ; mais il n’est pas moins évident qu’il fut le premier inquisiteur. Adam fut privé de tous les biens immeubles qu’il possédait dans le paradis terrestre : c’est de là que le Saint-Office confisque les biens de tous ceux qu’il a condamnés… » VOLTAIRE, Dictionnaire Philosophique,1764.

      http://atunion.free.fr/antiblaspheme.html

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