Archive pour février, 2013

Humour : Radars, les nouveaux ETM (équipement de terrain mobile) sont arrivés …..

Posted in Actualités et politique, Au comptoir., Divertissement, Hobbies, Musique, Organisations, Santé et bien-être, Voyages with tags , on 28 février 2013 by Léon Roumagnac

« …..Mais, dans quinze jours, le couperet tombera dans les premiers départements équipés. Sont dotés d’ETM Paris, la Somme, l’Oise, le Loiret, l’Ille-et-Vilaine, les Bouches-du-Rhône, la Haute-Garonne, le Rhône, le Nord, la Moselle, la Loire-Atlantique, la Gironde, le Calvados, les Pyrénées-Orientales, le Vaucluse, le Loir-et-Cher, les Alpes-Maritimes et l’Essonne. Au total et dans un premier temps, 20 appareils vont être déployés, dix en zone gendarmerie et dix en zone police. Selon le calendrier fixé, 100 appareils seront mis en place chaque année durant trois ans, soit un total de 300 radars nouvelle génération mis en place sur tout le territoire d’ici à 2015. Dans un premier temps, seules des Renault équipées par la société française Fareco, et pour un coût total de 70.000 euros (achat du véhicule compris), ont rejoint les unités des forces de l’ordre. «Mais, par la suite, nous passerons à d’autres modèles», assure Aurélien Wattez. Il ne faudrait pas que les automobilistes se mettent à freiner à la seule vue d’une Mégane… » lire la suite de l’article ici : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/02/28/01016-20130228ARTFIG00356-peu-visible-ce-nouveau-radar-flashe-en-roulant.php

on connaît maintenant la préférée du Capitaine !…pendant trois ans 300 radars ou pompes à Phynances !..

Pour en savoir plus : http://www.sudouest.fr/2013/02/28/tout-savoir-sur-les-nouveaux-radars-mobiles-980638-7.php

Mais c’est pour : « …L’info. C’est la nouvelle arme anti-chauffards des pouvoirs publics. Les radars mobiles de nouvelle génération, destinés à lutter contre les grands excès de vitesse, vont entrer en vigueur à partir du 15 mars dans une vingtaine de départements. Particularité de ces nouveaux modèles : ils sont invisibles et quasiment indétectables. » Source :http://www.europe1.fr/France/Des-radars-embarques-dans-des-voitures-banalisees-1431223/

Il va falloir s’équiper en voiture sans permis sauf si elles sont interdites par les Sénateurs car ils en ont des initiatives ces temps derniers :http://www.lefigaro.fr/social/2013/02/28/09010-20130228ARTFIG00380-le-senat-vote-l-amnistie-sociale-pour-les-syndicalistes.php

Quelques liens pour éviter les pompes à fric si cela est encore autorisé : http://www.ligier.fr/
http://www.aixam.com/
http://www.microcar.fr/
http://www.automobiles-chatenet.com/

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Comment-reperer-les-nouveaux-radars-mobiles-16686.html

 » La langue de bois (appelée parfois humoristiquement xyloglossie ou xylolalie, du grec xylon : bois et glossa : langue ou λαλέω / laleô : parler) est une figure de rhétorique consistant à détourner la réalité par les mots.
C’est une forme d’expression qui, notamment en matière politique, vise à dissimuler une incompétence ou une réticence à aborder un sujet en proclamant des banalités abstraites, pompeuses, ou qui font appel davantage aux sentiments qu’aux faits.
Mais il ne s’agit pas toujours d’impressionner l’interlocuteur en passant pour plus savant qu’on l’est. La langue de bois en politique a en sus d’une utilité sophistique, une utilité diplomatique : les mots servent alors à neutraliser ou à adoucir les choses qu’ils qualifient. De ce point de vue elle est l’œuvre de la prudence et de la ruse qui sont les qualités cardinales du souverain (on parle de ces qualités si importantes aux yeux de Machiavel). » Sources Wikipédia.

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Charles CROS  » Tu livrais tes trésors blancs avec des poses languissantes…. »

Posted in Divertissement, Hobbies, Livres, Santé et bien-être on 28 février 2013 by Léon Roumagnac

- Expo RENOIR XX ème siècle au Grand Palais...

Souvenirs d’avril

Le rhythme argentin de ta voix
Dans mes rêves gazouille et tinte.
Chant d’oiseau, bruit de source au bois,
Qui réveillent ma joie éteinte.

Mais les bois n’ont pas de frissons,
Ni les harpes éoliennes.
Qui soient si doux que tes chansons,
Que tes chansons tyroliennes.

Parfois le vent m’apporte encor
L’odeur de ta blonde crinière.
Et je revois tout le décor
D’une folle nuit, printanière ;

D’une des nuits, où tes baisers
S’entremêlaient d’historiettes,
Pendant que de tes doigts rosés
Tu te roulais des cigarettes ;

Où ton babil, tes mouvements
Prenaient l’étrange caractère
D’inquiétants miaulements,
De mordillements de panthère.

Puis tu livrais tes trésors blancs
Avec des poses languissantes…
Le frisson emperlait tes flancs
Émus des voluptés récentes.

Ainsi ton image me suit,
Réconfort aux heures glacées,
Sereine étoile de la nuit
Où dorment mes splendeurs passées.

Ainsi, dans les pays fictifs
Où mon âme erre vagabonde,
Les fonds noirs de cyprès et d’ifs,
S’égayent de ta beauté blonde.

Et, dans l’écrin du souvenir
Précieusement enfermée,
Perle que rien ne peut ternir,
Tu demeures la plus aimée.
Charles CROS,1842-1888.

Le 28 février 380, le fameux Édit de Thessalonique….

Posted in Actualités et politique, Hobbies, Livres, Organisations, Santé et bien-être, Voyages with tags , , , , , on 28 février 2013 by Léon Roumagnac

St Ambrose Converting Theodosius

Alors qu’un Pape renonce a sa fonction et qu’un prochain Conclave va se réunir et que l’Occident attend avec impatience la fumée blanche, il était important ce jour de rappeler ce fameux Edit…http://www.atlantico.fr/pepites/renonciation-benoit-xvi-speculations-vont-bon-train-concernant-successeur-pape-643224.html
L’édit de Thessalonique fut décrété par l’empereur romain Théodose Ier le 28 février 380. Il officialise le culte catholique orthodoxe et en fait l’unique religion licite de l’empire romain. Le 24 novembre 380, on rendait public l’édit dans les termes suivants :
« IMPPP. GR(ATI)IANUS, VAL(ENTINI)ANUS ET THE(O)D(OSIUS) AAA. EDICTUM AD POPULUM VRB(IS) CONSTANTINOP(OLITANAE). Cunctos populos, quos clementiae nostrae regit temperamentum, in tali volumus religione versari, quam divinum Petrum apostolum tradidisse Romanis religio usque ad nunc ab ipso insinuata declarat quamque pontificem Damasum sequi claret et Petrum Aleksandriae episcopum virum apostolicae sanctitatis, hoc est, ut secundum apostolicam disciplinam evangelicamque doctrinam patris et filii et spiritus sancti unam deitatem sub pari maiestate et sub pia trinitate credamus. Hanc legem sequentes Christianorum catholicorum nomen iubemus amplecti, reliquos vero dementes vesanosque iudicantes haeretici dogmatis infamiam sustinere ‘nec conciliabula eorum ecclesiarum nomen accipere’, divina primum vindicta, post etiam motus nostri, quem ex caelesti arbitro sumpserimus, ultione plectendos. DAT. III Kal. Mar. THESSAL(ONICAE) GR(ATI)ANO A. V ET THEOD(OSIO) A. I CONSS. »
Soit en langue française :
« Édit des empereurs Gratien, Valentinien II et Théodose Auguste, au peuple de la ville de Constantinople. Nous voulons que tous les peuples que régit la modération de Notre Clémence s’engagent dans cette religion que le divin Pierre Apôtre a donné aux Romains – ainsi que l’affirme une tradition qui depuis lui est parvenue jusqu’à maintenant – et qu’il est clair que suivent le pontife Damase Ier et l’évêque d’Alexandrie, Pierre, homme d’une sainteté apostolique : c’est-à-dire que, en accord avec la discipline apostolique et la doctrine évangélique, nous croyons en l’unique Divinité du Père et du Fils et du Saint-Esprit, dans une égale Majesté et une pieuse Trinité.
Nous ordonnons que ceux qui suivent cette loi prennent le nom de Chrétiens Catholiques et que les autres, que nous jugeons déments et insensés, assument l’infamie de l’hérésie. Leurs assemblées ne pourront pas recevoir le nom d’églises et ils seront l’objet, d’abord de la vengeance divine, ensuite seront châtiés à notre propre initiative que nous avons adopté suivant la volonté céleste.
Donné le troisième jour des calendes de mars à Thessalonique, Gratien Auguste étant consul pour la cinquième fois et Théodose Auguste pour la première fois. »
Avec cet édit, l’Empire romain se dotait d’une nouvelle religion officielle. Au cours des siècles, le Panthéon romain s’était complété de dieux, de divinités et de dieux lares, sans compter que nombre de divinités pré-romaines avaient été assimilées, incluant par là-même des cultes propres aux coutumes locales, assimilés dans le processus de romanisation. Tout cela devait maintenant être abandonné pour embrasser le culte unique d’une religion monothéiste, accompagnée de normes morales particulières. Malgré cela, Théodose protégea dans la mesure de ses possibilités des païens semi-clandestins de la persécution et du harcèlement des chrétiens…. » Sources http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89dit_de_Thessalonique.

« Théodose Ier, en latin Flavius Theodosius, Augustus, aussi nommé Théodose le Grand, né en 347 et mort le 17 janvier 395, est empereur romain de 379 à 395, fêté le 17 janvier en tant que saint des Églises chrétiennes. Il est le fils de Théodose l’Ancien.Il est le dernier empereur à régner sur l’Empire romain unifié.En avril 390, le peuple de Thessalonique se souleva du fait de la perturbation d’une course de char par une histoire de moeurs, et plusieurs magistrats furent tués et leur corps trainé dans la ville. La répression fit sept mille à dix mille morts, selon les sources, ce qui valut à Théodose d’être excommunié par l’évêque Ambroise de Milan. Les victimes des massacres furent ici majoritairement des Romains et les massacreurs d’anciens barbares, populations au sein desquelles l’armée recrutait. Pendant plusieurs mois, Théodose et Ambroise campèrent sur leurs positions respectives. Puis Théodose, sentant que la sienne devenait intenable, accepta de venir s’humilier publiquement devant Ambroise la tête couverte de cendres pour obtenir sa réintégration dans l’Église.
Les empereurs Théodose, pour l’Empire d’Orient et Gratien, pour l’Empire d’Occident, tous deux chrétiens, élèvent le christianisme nicéen au rang de seule religion officielle et obligatoire par l’Édit du 28 février 380, dit l’édit de Thessalonique. L’empereur Gratien cesse alors de porter le titre de pontifex maximus (souverain pontife) du culte romain. Ce titre est donné de nouveau à l’évêque de Rome des siècles plus tard. Les temples de l’empire de Théodose sont alors fermés et la statue de la déesse Victoire est retirée du Sénat romain, ce qui provoque l’indignation chez les Romains fidèles à la tradition (Cf. le discours de Symmaque à ce propos). Le patriarche d’Alexandrie Théophile est chargé d’appliquer l’édit de Théodose Ier, qui interdit aux païens l’accès à leurs temples et toutes les cérémonies du culte païen, dans le diocèse d’Orient. Les temples sont détruits ou transformés en églises. Les statues sont brisées ou transportées à Constantinople. Le Serapeum de Memphis est détruit sur ordre de l’empereur lui-même, tandis que le temple d’Isis le sera plus tard, au cours des disputes meurtrières qui opposèrent les partisans de Cyrille et d’Oreste. Les suites de l’Édit sont catastrophiques pour les tenants de l’ancienne religion romaine et pour la culture gréco-romaine. Les rôles sont drastiquement renversés : ce sont maintenant les adeptes de la « religion païene » et leurs œuvres qui sont interdits, traqués, exterminés. Toutes les œuvres et manifestations jugées païennes sont progressivement interdites, et en 415, une émeute fomentée par un certain Pierre le magistrat, à Alexandrie, et tacitement encouragée par l’évêque Cyrille, aboutit au lynchage d’Hypatie, mathématicienne et responsable de la Bibliothèque, accusée soit d’empêcher la réconciliation entre le patriarche Cyrille d’Alexandrie et le préfet romain Oreste à la suite de conflits sanglants entre diverses communautés religieuses d’Alexandrie, soit de sorcellerie. Selon Socrate le Scolastique, son corps mis en pièces est porté au sommet du Cinâron pour y être brûlé, tandis que les émeutiers se dirigent vers la Bibliothèque pour l’incendier (Thomas Molnar, dans son essai Moi, Symmaque, date cet événement de 391, à l’instar de ceux qui croient que ce fut Théodose Ier lui-même qui commanda cet incendie, ce qui est erroné). En 392, Théodose écrasa l’usurpation d’Eugène qui, bien que chrétien, favorisait l’ancienne religion romaine et avait annulé les mesures prises par Théodose…. » Sources
http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9odose_Ier

Jean RICHEPIN  » Courir le long des rues la gelée aux doigts blancs et les bises bourrues… »

Posted in Actualités et politique, Au comptoir., Livres, Santé et bien-être with tags , , on 27 février 2013 by Léon Roumagnac

Glace hiver février 2012

Première gelée.

Voici venir l’Hiver, tueur des pauvres gens.

Ainsi qu’un dur baron précédé de sergents,
 Il fait, pour l’annoncer, courir le long des rues
 La gelée aux doigts blancs et les bises bourrues.
 On entend haleter le souffle des gamins
 Qui se sauvent, collant leurs lèvres à leurs mains,
 Et tapent fortement du pied la terre sèche.
 Le chien, sans rien flairer, file ainsi qu’une flèche.
 Les messieurs en chapeau, raides et boutonnés,
 Font le dos rond, et dans leur col plongent leur nez.
 Les femmes, comme des coureurs dans la carrière,
 Ont la gorge en avant, les coudes en arrière,
 Les reins cambrés. Leur pas, d’un mouvement coquin,
 Fait onduler sur leur croupe leur troussequin.

Oh ! comme c’est joli, la première gelée !
 La vitre, par le froid du dehors flagellée,
 Étincelle, au dedans, de cristaux délicats,
 Et papillotte sous la nacre des micas
 Dont le dessin fleurit en volutes d’acanthe.
 Les arbres sont vêtus d’une faille craquante.
 Le ciel a la pâleur fine des vieux argents.

Voici venir l’Hiver, tueur des pauvres gens.

Hiver février 2012

Voici venir l’Hiver dans son manteau de glace.
 Place au Roi qui s’avance en grondant, place, place !
 Et la bise, à grands coups de fouet sur les mollets,
 Fait courir le gamin. Le vent dans les collets
 Des messieurs boutonnés fourre des cents d’épingles.
 Les chiens au bout du dos semblent traîner des tringles.
 Et les femmes, sentant des petits doigts fripons
 Grimper sournoisement sous leurs derniers jupons,
 Se cognent les genoux pour mieux serrer les cuisses.
 Les maisons dans le ciel fument comme des Suisses.
 Près des chenets joyeux les messieurs en chapeau
 Vont s’asseoir ; la chaleur leur détendra la peau.
 Les femmes, relevant leurs jupes à mi-jambe,
 Pour garantir leur teint de la bûche qui flambe
 Étendront leurs deux mains longues aux doigts rosés,
 Qu’un tendre amant fera mollir sous les baisers.
 Heureux ceux-là qu’attend la bonne chambre chaude !
 Mais le gamin qui court, mais le vieux chien qui rôde,
 Mais les gueux, les petits, le tas des indigents…

Voici venir l’Hiver, tueur des pauvres gens.
 Jean RICHEPIN,1849-1926.

 

Humour : Pour la Saint Nestor … Si tu sors prend ton manteau….

Posted in Actualités et politique, Au comptoir., Divertissement, Hobbies, Organisations, Santé et bien-être, Voyages with tags , , , , , on 26 février 2013 by Léon Roumagnac

Pour rester en vie pendant la saison froide, ami Nestor, si tu sors, prends ton manteau !…Debout sur le toit un rescapé faisait de grands signes, la nuit dernière, il écoutait le vent dans la cheminée…Demain appelle Adam, le premier homme, tu auras des surprises au premier des tiers, les météorologues étudient les conditions atmosphériques ; ils prévoient leur évolution en avertissements arrivés sans bruit dans la boîte à lettres. Pour tous un grand cadeau surprise !…Tarin, le plus vieux des méharistes connaît la réponse, sur les flots bleus glisse une voiture…De la dune, deux hommes regardent !… Les premiers qui viennent de franchir la ligne à toute vitesse, lèvent le camp…ils annoncent leur retour… Comme dit l’adage le géant Donataire n’articule point tout en se goinfrant…Tintin en Afrique comme moi esquissions !…pendant que la fée Rataplan épistolaire qui dormait s’éveille au soleil du Levant!…C’est vrai les journaux annoncent un changement de temps en la Botte et certains attendent cela comme une grande libération… On aurait découvert le grand mensonge Dufranc !… Ce bel homme à pommettes roses, peu ridé jusqu’aux doigts, était bien réveillé, habillé de bleu, il lisait !…Quelle lecture miraculeuse l’aurait autant énervé !…Il ne dort plus !..Même le comique du village a bien examiné sa feuille de promesses…découvertes au fond de vieux coffre de flibustiers !….Comme au temps du Moyen Âge, palais, châteaux, logements luxueux et autres temples dans un pays pauvre… Les feuilles de bananier à la lisière de la dame Égalité qui autre fois n’était que plus naturelle…La ruche est dominante et se sert d’abord et ce pendant toutes les saisons…Quand on sait que le prion ne rythme pas avec poisson et que la poule au nez d’aigle fait une cour pompeuse au turban à fleurs !….Si le hêtre a des feuilles caduques il va falloir choisir un grand pot pour les géraniums parfumés cet été au pays du poulet arrogant….donneront-ils beaucoup d’euros cette année ?…IL ne suffit pas de semer au bon moment car, comme au Pérou, il se trouve de nombreux cas cités…Et bien Charles choisit les bonnes cartes postales car c’est toujours la poule chauve qui les dicte !…Pendant ce temps les volcanologues sont tous penchés au dessus des cratères en éruptions et calculent le nombre de millénaires de feux de cheminée que cela peut représenter : c’est un spectacle qui émerveille !…Je détache les timbres et je les collent et j’ausculte bien les missives qui comme des cerfs-volants peuvent vous décorer votre compte bancaire de mille couleurs, il peut ensuite briller et vous éblouir de son tarissement ; ça découpe, ça rabote, ça ponce, ça suce, etc… Mon professeur de yoga me dit que j’ai fait des progrès important : les rayons du soleil éblouissent je suis donc aveuglé !…

» – Darvaza est un lieu-dit du Turkménistan situé au milieu du désert du Karakoum, à 260 km au nord de Achgabat. Un village s’y tenant a été rasé en 2002 sur ordre du Président Saparmurat Niazov et l’endroit est désormais quasi-inhabité. Le cratère de Darvasa est un trou d’une cinquantaine de mètres de diamètre situé à proximité du village, et qui est en combustion continue depuis 1971.
Le sous-sol de Darvaza est riche en gaz naturel. Lors d’une prospection minière soviétique en 1970, une équipe de géologues, forant le sol à la recherche d’un gisement, perce accidentellement une cavité souterraine qui provoque l’effondrement de la tour de forage, laissant dans le sol un trou béant. Pour éviter les risques d’explosion et de pollution atmosphérique par le gaz, il est décidé de mettre le feu aux gaz qui émanent du puits. Les géologues estiment qu’ils doivent se consumer en quelques semaines, mais le puits brûle sans interruption depuis 1971. Localement, l’endroit est surnommé « la porte de l’enfer ». En avril 2010, le Président Gurbanguly Berdimuhamedow signe un décret visant l’extinction du cratère…. »Sources Wikipédia

http://www.tout-sur-google-earth.com/t9312-la-porte-de-l-enfer-darvaza-turkmenistan

Claude d’ ESTERNOD  » Qui fait que les palais deviennent des tavernes….. »

Posted in Actualités et politique, Au comptoir., Divertissement, Hobbies, Musique, Santé et bien-être on 26 février 2013 by Léon Roumagnac

L’ambition de certains courtisans nouveaux venus.

[…] Pour amortir l’orgueil de mille vanités,
Considérons jadis quels nous avons été,
Et, faisant à nature une amende honorable,
Dis, superbe : J’étais vilain au préalable
Que d’être gentilhomme ; et, puisque de vilain
Je me suis anobli du jour au lendemain,
Du jour au lendemain je peux changer de titre
Et de petit seigneur devenir grand bélître,
Et en siècle d’airain changer le siècle d’or,
Et devenir soudain ‘de consule rhetor’*.
J’ai vu des pins fort hauts élever leurs perruques
Par sus le front d’Iris, et tout d’un coup caduques,
Arrangés sur la terre, et ne servir qu’au deuil
D’un cadavre puant pour faire son cercueil ;
J’ai vu de Pharaon les pompeux exercites
Et contre Josué les fiers Amalécites
Gripper, triper, friper ; et après un combat
Je passe derechef, ‘et ecce non erat’**.

Sur la flottante mer je voyais un navire
Qui menaçait la terre et les cieux de son ire ;
Mais, tout soudain rompant le cordage et le mât,
Je cherche mon navire, ‘et ecce non erat’.
J’ai vu ce que j’ai vu, une rase campagne
Enceinte devenue ainsi qu’une montagne,
Qui pour mille géants n’enfanta qu’un seul rat ;
Où est-il ? je regarde, ‘et ecce non erat’.
Bref que n’ai-je pas vu, que ne contemplé-je ores ?
Et avant que mourir que ne verrai-je encores ?
Le monde est un théâtre où sont représentés
Mille diversités de fous et d’éventés.

Ô constante inconstance ! ô légère fortune !
Qui donne à l’un un oeuf, et à l’autre une prune ;
Qui fait d’un charpentier un brave maréchal,
Et qui fait galoper les ânes à cheval ;
Qui fait que les palais deviennent des tavernes,
Qui, sans miracles, fait que vessies sont lanternes ;
Qui fait que d’un vieux gant, les dames de Paris
Font des godemichés, à défaut de maris ;
Que le sceptre d’un roi se fait d’un mercier l’aune,
Que le blanc devient noir et que le noir est jaune ;
Qui change quelquefois les bonnets d’arlequins
Aux couronnes des grands et les grands en coquins,
Les marottes en sceptre, en tripes les andouilles,
Les chaperons en houppe, en glaives les quenouilles,
Le rôti en bouilli, une fille en garçon,
La loutre en bon castor et la buse en faucon ! […]
Claude d’ ESTERNOD,1592-1640.

(*) de consul orateur
(**) et il n’était plus.

Alfred de VIGNY  » Quand la neige est épaisse et charge un sol glacé …… »

Posted in Actualités et politique, Divertissement, Hobbies, Livres, Santé et bien-être with tags , on 25 février 2013 by Léon Roumagnac

février_2013 010

La neige

I

Qu’il est doux, qu’il est doux d’écouter des histoires,
Des histoires du temps passé,
Quand les branches d’arbres sont noires,
Quand la neige est épaisse et charge un sol glacé !
Quand seul dans un ciel pâle un peuplier s’élance,
Quand sous le manteau blanc qui vient de le cacher
L’immobile corbeau sur l’arbre se balance,
Comme la girouette au bout du long clocher !

Ils sont petits et seuls, ces deux pieds dans la neige.
Derrière les vitraux dont l’azur le protège,
Le Roi pourtant regarde et voudrait ne pas voir,
Car il craint sa colère et surtout son pouvoir.

De cheveux longs et gris son front brun s’environne,
Et porte en se ridant le fer de la couronne ;
Sur l’habit dont la pourpre a peint l’ample velours
L’empereur a jeté la lourde peau d’un ours.

Avidement courbé, sur le sombre vitrage
Ses soupirs inquiets impriment un nuage.
Contre un marbre frappé d’un pied appesanti,
Sa sandale romaine a vingt fois retenti.

Est-ce vous, blanche Emma, princesse de la Gaule ?
Quel amoureux fardeau pèse à sa jeune épaule ?
C’est le page Eginard, qu’à ses genoux le jour
Surprit, ne dormant pas, dans la secrète tour.

Doucement son bras droit étreint un cou d’ivoire,
Doucement son baiser suit une tresse noire,
Et la joue inclinée, et ce dos où les lys
De l’hermine entourés sont plus blancs que ses plis.

Il retient dans son coeur une craintive haleine,
Et de sa dame ainsi pense alléger la peine,
Et gémit de son poids, et plaint ses faibles pieds
Qui, dans ses mains, ce soir, dormiront essuyés ;

Lorsqu’arrêtée Emma vante sa marche sûre,
Lève un front caressant, sourit et le rassure,
D’un baiser mutuel implore le secours,
Puis repart chancelante et traverse les cours.

Mais les voix des soldats résonnent sous les voûtes,
Les hommes d’armes noirs en ont fermé les routes ;
Eginard, échappant à ses jeunes liens,
Descend des bras d’Emma, qui tombe dans les siens.

février_2013 006

II

Un grand trône, ombragé des drapeaux d’Allemagne,
De son dossier de pourpre entoure Charlemagne.
Les douze pairs debout sur ses larges degrés
Y font luire l’orgueil des lourds manteaux dorés.

Tous posent un bras fort sur une longue épée,
Dans le sang des Saxons neuf fois par eux trempée ;
Par trois vives couleurs se peint sur leurs écus
La gothique devise autour des rois vaincus.

Sous les triples piliers des colonnes moresques,
En cercle sont placés des soldats gigantesques,
Dont le casque fermé, chargé de cimiers blancs,
Laisse à peine entrevoir les yeux étincelants.

Tous deux joignant les mains, à genoux sur la pierre,
L’un pour l’autre en leur coeur cherchant une prière,
Les beaux enfants tremblaient en abaissant leur front
Tantôt pâle de crainte ou rouge de l’affront.

D’un silence glacé régnait la paix profonde.
Bénissant en secret sa chevelure blonde,
Avec un lent effort, sous ce voile, Eginard
Tente vers sa maîtresse un timide regard.

Sous l’abri de ses mains Emma cache sa tête,
Et, pleurant, elle attend l’orage qui s’apprête :
Comme on se tait encore, elle donne à ses yeux
A travers ses beaux doigts un jour audacieux.

L’Empereur souriait en versant une larme
Qui donnait à ses traits un ineffable charme ;
Il appela Turpin, l’évêque du palais,
Et d’une voix très douce il dit : Bénissez-les.

Qu’il est doux, qu’il est doux d’écouter des histoires,
Des histoires du temps passé,
Quand les branches d’arbres sont noires,
Quand la neige est épaisse et charge un sol glacé !
Alfred de VIGNY,1797-1863.