Archives de avril, 2010

– Un petit brin de muguet…

Posted in Actualités et politique on 30 avril 2010 by Léon Roumagnac

– Son utilisation remonte à l’antiquité…

Posted in Santé & bien-être on 30 avril 2010 by Léon Roumagnac

– La lavande est une des plantes les plus insolites et les plus envoûtantes de notre flore . Son utilisation en parfumerie et en médecine remonte à l’Antiquité . En France,dès le XIV ème siècle, la lavande apparaît dans les prescriptions des médecins et elle est toujours en usage dans nos campagnes ( la lavande femelle est toujours présente dans les jardins de curé ) . C’est un petit arbrisseau vivace, atteignant 6O cm de haut, touffu, à rameaux dressés portant de petites feuilles opposées, en forme de lances, vert cendré et dont sa vitalité sur des terres arides nous fait demander comment elle peut résister au soleil brûlant . Les fleurs bleues, d’odeur suave, sont en épi terminal . Les parties utilisées sont les fleurs qui sont séchées à l’ombre, après récolte à la pleine floraison . Les fleurs destinées à la production d’huile essentielle doivent être distillées très rapidement après la cueillette . Il est nécessaire de connaître les propriétés médicinales des lavandes : outre leur action antiseptique et insecticide mise à profit depuis des siècles, leurs sommités fleuries, récoltées avant l’épanouissement total comptent parmi les remèdes des plus précieux pour une pharmacopée familiale. Ses fleurs sont antispasmodiques, cholérétiques et diurétiques . L’huile essentielle a une activité bactéricide légère, sédative et hypotensive . Sur la peau elle a une action antiseptique et cicatrisante . En friction, elle stimule la circulation superficielle . De plus elle est parasiticide contre les poux, les puces et la gale et répulsive contre les moustiques . La lavande est aussi utilisée en cas d’insuffisance biliaire, dyspepsie, oligurie . L’huile essentielle est aussi conseillée dans les traitements de toux quinteuses, des rhumes et du nez bouché . D’autre part, elle est prescrite dans les soins des érythèmes fessiers, des brûlures superficielles, des piqûres d’insectes, les coups de soleil ; en gargarisme pour l’hygiène buccale, en friction contre les courbatures et les rhumatismes . Aucune précaution pour les fleurs aux doses préconisées soit pour une infusion, 50 grammes pour un litre d’eau . L’huile essentielle est à utiliser avec prudence car elle peut occasionner des effets secondaires indésirables chez certaines personnes .
NB : – Il faut planter de la lavande autour  de votre maison car elle vous indiquera par sa vitalité l’état d’humidité  que l’on trouve au pied de chacun de vos  murs ; si elle devient  opulente  votre terrain est sain.
– D’autre part, les soirs d’été, la lavande embaume  les alentours  tout en faisant fuir les moustiques qui sont à l’affût pour  essayer de faire ripaille.
– Et si votre voisin à quelques ruches, les abeilles seront là durant la saison de la floraison butinant sans arrêt les petites fleurs bleues et il ne manquera pas de vous offrir un petit pot de miel après la récolte.

– Le Char des âmes…

Posted in Divertissement on 30 avril 2010 by Léon Roumagnac

" – Elle regardait toujours en haut, la tête appuyée dans la main, entourée de la peau de mouton comme un petit pâtre céleste : – Qu’il y en a ! Que c’est beau ! Jamais je n’en avais tant vu …Est-ce que tu sais leurs noms, berger ? – Mais oui, maîtresse… Tenez ! Juste au-dessus de nous, voilà le Chemin de saint Jacques ( la voie lactée ). Il va de France droit sur l’Espagne. C’est saint Jacques de Galice qui l’a tracé pour montrer sa route au brave Charlemagne lorsqu’il faisait la guerre aux Sarrasins. Plus loin, vous avez le Char des âmes ( la grande Ourse) avec ses quatre essieux resplendissants. Les trois étoiles qui vont devant sont les Trois Bêtes, et cette toute petite contre la troisième c’est le Charretier. Voyez-vous tout autour cette pluie d’étoiles qui tombent ? ce sont les âmes dont le bon Dieu ne veut pas chez lui… Un peu plus bas, voici le Râteau ou les Trois rois (Orion ). C’est ce qui nous sert d’horloge, à nous autres. Rien qu’en les regardant, je sais maintenant qu’il est minuit passé. Un peu plus bas, toujours vers le midi, brille Jean de Milan, le flambeau des astres ( Sirius). Sur cette étoile-là, voici ce que les bergers racontent. Il paraît qu’une nuit Jean de Milan, avec les Trois rois et la Poussinière ( la Pléiade ), furent invités à la noce d’une étoile de leurs amies. La Poussinière, plus pressée, partit, dit-on, la première, et prit le chemin haut. Regardez-la, là-haut, tout au fond du ciel. Les Trois rois coupèrent plus bas et la rattrapèrent ; mais ce paresseux de Jean de Milan, qui avait dormi trop tard, resta tout à fait derrière, et furieux, pour les arrêter, leur jeta son bâton. C’est pourquoi les trois rois s’appellent aussi le Bâton de Jean de Milan… Mais la plus belle de toutes les étoiles, maîtresse, c’est la nôtre, c’est l’Etoile du berger, qui nous éclaire à l’aube quand nous sortons le troupeau, et aussi le soir quand nous le rentrons. Nous la nommons encore Maguelonne, la belle Maguelonne qui court après Pierre de Provence ( Saturne ) et se marie avec lui tous les sept ans. – Comment ! berger, il ya donc des mariages d’étoiles ? – Mais oui, maîtresse. Et comme j’essayais de lui expliquer ce que c’était que ces mariages, je sentis quelque chose de frais et de fin peser légèrement sur mon épaule. C’était sa tête alourdie de sommeil qui s’appuyait contre moi avec un joli froissement de rubans, de dentelles et de cheveux ondés. Elle resta ainsi sans bouger jusqu’au moment où les astres du ciel pâlirent, effacés par le jour qui montait. Moi, je la regardais dormir, un peu troublé au fond de mon être, mais saintement protégé par cette claire nuit qui ne m’a jamais donné que de belles pensées. Autour de nous, les étoiles continuaient leur marche silencieuse, dociles comme un grand troupeau ; et par moments je me figurais qu’une de ces étoiles, la plus fine, la plus brillante, ayant perdu sa route, était venue se poser sur mon épaule pour dormir…" Alphonse DAUDET, Lettres de mon moulin, Extrait.

– Du zodiaque…

Posted in Actualités et politique on 30 avril 2010 by Léon Roumagnac

" – Les signes du Zodiaque, au nombre de douze, sont ce qu’il y a de plus remarquable dans la sphère céleste ; les autres ne servent guère qu’à développer la triple expression. C’est dans l’invention de ces signes que Ram a mis toute la force de son génie. Celui qui porte son nom, le Bélier, doit être considéré comme le premier. Mais à quelle partie de l’année doit-il correspondre ? Si c’est au commencement, comme il paraît certain, il donc le placer au solstice d’hiver, à cette nuit-mère appelée par les Celtes Modra-Nect. Alors, en examinant l’état du ciel, nous verrons aujourd’hui que cette nuit tombe sur le Sagittaire ; ce qui donne une rétrogradation de près de quatre signes ou cent vingt degrés. Or en calculant ces cent vingt degrés, nous trouvons, pour l’ancienneté du Zodiaque, précisément 8640 ans ; ce qui ne s’éloigne pas trop de la chronologie d’Arrien, que j’ai déjà rapportée. En suivant cette hypothèse, il se trouve que le signe de la Balance tombait au solstice d’été et divisait l’année en deux parties égales. Comme Ram a été confondu avec le soleil, que l’on a désigné aussi par le symbole du Bélier, il a été tout simple comme l’on fait une foule d’écrivains, de dire le cours de cet astre et ses diverses influences caractérisées par les douze signes qu’il franchit ; mais en réfléchissant sur l’histoire de ce célèbre Théocrate, telle que je l’ai racontée, on voit qu’elle est assez bien exprimée par les figures qui accompagnent ces signes. D’abord, c’est un Bélier qui fuit, la tête tournée en arrière, l’oeil fixé vers le pays qu’il quitte. Voilà la situation de Ram abandonnant sa patrie. Un Taureau furieux paraît vouloir s’opposer à sa marche ; mais la moitié de son corps enfoncé dans la vase, l’empêche d’exécuter son dessein ; il tombe sur ses genoux. Ce sont les Celtes, désignés par leur propre symbole, qui, malgré tous leurs efforts finissent par se soumettre à Ram. Les Gémeaux qui suivent, n’expriment pas mal son alliance avec les sauvages Touraniens. Le Cancer signifie ses méditations et son retour sur lui-même ; le Lion, ses combats, et surtout l’île de Lankâ, désigné par cet animal ; la Vierge ailée portant une palme à la main, indique sa victoire. Par la Balance, n’a-t-il pas caractérisé l’égalité qu’il établit entre les vaincus et les vainqueurs ? Le Scorpion peut retracer quelque révolte, quelque trahison ; et le Sagittaire la vengeance qu’il en tira. Le Capricorne, le Verseau et les Poissons tiennent plus à la partie morale de son histoire ; ils retracent des évènements de sa vieillesse et, peut-être par les deux Poissons, a-t-il voulu exprimer la manière dont il croyait que son âme serait enchaînée à celle de son successeur. Comme c’est aux environs de Balk que les figures emblématiques de la sphère ont été inventées, vers le trente-septième degré de latitude, les astronomes purent voir que le cercle tracé du côté du pôle austral par les constellations du Navire, de la Baleine, de l’Autel et du Centaure, et le vide laissé au-dessous d’elles dans les plus anciennes sphères, dessinent exactement l’horizon de cette latitude et donnent par conséquent, le lieu de leur invention. L’initiation orthodoxe de la race blanche fut toujours caractérisée par la couleur Blanche, symbole de la force, du mâle. L’Empire de Ram dura environ trente-cinq siècles et alors commença le lent déplacement du pôle de civilisation de l’Inde où l’avait amené Ram jusqu’à la Celtique où il aurait dû être primitivement fixé… Effectivement, la cause visible de la dislocation de l’Empire de Ram fut le schisme de ceux qui, s’appuyant sur la musique, voulurent placer le passif au-dessus de l’actif. Mais la cause invisible était bien plus haute. Nous venons de la faire pressentir. Ces révoltés prirent comme signe de protestation la couleur Rouge, comme emblème et c’est d’eux que date l’origine de la pourpre comme marque du Pouvoir…." PAPUS, Traité Elémentaire, Extrait.

– L’hygiène de l’habitation…

Posted in Santé & bien-être on 30 avril 2010 by Léon Roumagnac

Il ne suffit  point qu’une maison soit construite solidement et que son extérieur offre un aspect agréable ; il faut encore que son intérieur soit distribué selon les règles de l’hygiène, afin de ne pas compromettre la santé des personnes qui l’habitent.
L’orientation d’une maison d’habitation doit être telle que la façade soit, autant que possible, tournée vers le midi. Ce n’est pas toujours chose facile ; mais, quand elle est irréalisable, il faut éviter que la façade soit jamais tournée vers le nord. Lorsqu’il en est ainsi, les appartements sont généralement humides et malsains.
Une deuxième condition est celle de l’aération. Dans les campagnes, il est presque toujours possible de construire les maisons sans qu’elles se touchent ; l’air circule ainsi abondamment et facilement de tous les côtés. Mais dans les villes, où le terrain de construction se vend quelquefois très cher, les maisons sont serrées les unes contre les autres, et ne reçoivent souvent l’air et la lumière que d’un seul côté. c’est un mal qu’il faut bien supporter. En tout cas, si on n’a pas sa maison à soi, on choisira un appartement de préférence dans les parties élevées de la ville, ou, à défaut, dans les maisons bâties sur les rues larges et claires. A aucun prix il ne faut habiter les maisons bâties au fond des impasses ou dans les rues étroites bâties au fond des impasses ou dans les rues étroites où jamais le soleil ne pénètre : ce sont des foyers d’épidémies, des nids à microbes de toutes sortes, surtout celui de la tuberculose.
Les ouvetures, portes et fenêtres, doivent être aussi larges et hautes qu’il est possible sans compromettre la solidité de l’édifice. Il en est de même des dimensions, hauteur, longueur et largeur, des pièces qui composent l’appartement. on sacrifie trop, aujourd’hui, l’étendue des chambres en faveur du nombre ; c’est un tort. les pièces étroites et basses ne contiennent souvent qu’un air vicié dans lequel, bien que les fenêtres soient ouvertes, la respiration se fait mal ; il n’est guère possible d’ailleurs de les aérer, car, le plus souvent, elles n’ont d’autre ouverture qu’une fenêtre minuscule. D’après les architectes compétents, une chambre quelconque ne devrait jamais avoir moins de 5 mètres de long sur 4 mètres de large et 3,20 mètres de hauteur.
Les dispositions des éviers, dans les cuisines, est aussi d’une grande importance. Leur tuyau d’écoulement doit être à siphon, c’est-à-dire doublement recourbé, afn d’empêcher les émanations malsaines de remonter et de se répandre dans la cuisine, qui doit être toujours, on le comprend facilement, d’une propreté même exagérée.
 Il en est de même des cabinets d’aisances. dans les grandes villes, ils se trouvent le plus souvent à l’intérieur même des appartements. Dans ce cas surtout il est nécessaire que la cuvette ou siège soit à fermeture et le tuyau d’écoulement à siphon, comme pour les éviers. Sinon, les mauvaises odeurs, les gaz provenant de la décomposition des matières contenues dans la fosse remontent et contaminent l’appartement. De plus, les cabinets devront être désinfectés au moins deux fois par semaine avec du chlorure de chaux ; ce corps a la propriété de détruire les gaz délétères, particulièrement l’hydrogène sulfuré, qui est un violent poison. mais le chlorue est insuffisant quand il y a dans la maison des personnes atteintes de maladies contagieuses comme la fièvre typhoïde ou le typhus, dont le siège est surtout l’intestin. Dans ce cas, le déversement dans les cabinets d’aisances, des déjections des malades peut devenir une cause de propagation rapide de la maladie. Il faut alors avoir soin d’arroser les cabinets avec une solution antiseptique énergique comme le sublimé, dont on versera en même temps une assez forte dose dans la cuvette.
Enfin, que la maladie se termine par la guérison ou par la mort, la chambre où a séjourné le malade sera soigneusement désinfectée. On a, à plusieurs reprises, recommandé d’y faire brûler du soufre, aprés en avoir fermé les ouvertures. Sans doute, le gaz sulfureux qui résulte de la combustion est un désinfectant. Mais il ne tue pas tous les microbes ; de plus, il a l’inconvénient de détruire les tapisseries, et son odeur suffocante rend la chambre inhabitable pendant un temps assez long . Le meilleur moyen de désinfection est l’emploi de l’aldéhyde formique ou formol. C’est un corps qu’on trouve facilement chez les pharmaciens et les droguistes, et dont l’effet est presque infaillible. A son défaut, l’eau fortement phéniquée, ou dissolution de phénol, peut être utilisée avantageusement. Le crésyl est aussi un désinfectant énergique, mais il agit plutôt comme préservatif.
Dans les campagnes, beaucoup de gens ont l’habitude d’accumuler au milieu de la cour le fumier provenant des écuries et des étables. C’est une mauvaise coutume ; le fumier fermente, en effet, sous l’action de l’eau des pluies et de la chaleur, il s’en dégage des gaz qui vicient l’air. De plus, le purin qui s’en écoule s’infiltre dans le sol, parvient jusqu’aux sources qui alimentent les puits, et en contamine l’eau.
L’hygiène recommande de placer les tas de fumier assez loin des habitations, sur un sol maçonné, et de recueillir le purin dans une fosse spéciale, à parois cimentées. 
– Leçons d’Enseignement Scientifique, 1880-1890.
 

– Aimer ce que l’on fait….

Posted in Santé & bien-être on 30 avril 2010 by Léon Roumagnac

 

" – La raison pour laquelle le gens sont toujours fatigués, c’est qu’ils travaillent sans amour. C’est l’amour qui renforce, qui vivifie, qui ressuscite…l’amour. Quand on n’a pas cet amour et qu’on travaille pour l’argent seulement, pour gagner sa vie, cela ne donne pas de bons résultats. Bien sûr, on gagne quelque argent, mais la santé s’abîme et on devient nerveux, tendu. Exercer un métier magnifique et finir avec des dépressions nerveuses, cela prouve qu’on n’a pas compris grand-chose. Les éducateurs doivent comprendre qu’ils ont devant eux des enfants que le Ciel leur a confiés et qu’ils doivent donc faire avec eux un travail divin. Quand j’ai expliqué cela à certains éducateurs, ils ont changé d’attitude : ils ont essayé d’éveiller en eux cet amour, ce sens du devoir, et de cette lumière, et ils ont constaté la différence : ils n’étaient pas aussi fatigués qu’avant. Travaillez pendant des heures avec amour et vous ne sentirez pas la fatigue ; mais travaillez à peine quelques minutes sans amour, dans la colère et la révolte, tout sera bloqué au-dedans de vous et vous serez par terre. Il existe actuellement des idéologies qui répandent la révolte et le mécontentement parmi les travailleurs du monde entier, et qui ont des résultats fantastiques, parce que ce sont les étincelles qui enflamment tout. Introduisez la révolte, vous réussirez. Mais dites aux gens que le mécontentement est nocif et qu’il faut, au contraire, travailler avec amour, vous n’aurez aucun succés. Les hommes ne sont pas encore assez mûrs pour comprendre où est leur véritable intérêt. Il faut comprendre l’efficacité, la puissance de l’amour. Tout ce que vous faites, faites-le avec amour, ou alors ne le faites pas ! Car tout ce que vous faites sans amour vous fatigue, et ne vous étonnez donc pas ensuite d’être épuisé. Sans amour, tout ce que vous faites se transformera en poison ; donc, faites tout avec amour ! Essayez, cela dépend de vous. Une soeur me demandait un jour le moyen de devenir infatigable, et je lui ai dit : " Je veux bien vous dire le secret, mais vous ne pourrez pas le réaliser. Le secret , c’est d’aimer ce que l’on fait ; à ce moment-là, les forces viennent, sinon on est vite usé, épuisé, bloqué…" O.M.A.

– Réaliser l’éternel présent…

Posted in Santé & bien-être on 30 avril 2010 by Léon Roumagnac

On ne peut annuler le temps qu'en visant l'instant  intégralement, en s'abandonnant à ses charmes... 

" – On ne peut annuler le temps qu’en visant l’instant  intégralement, en s’abandonnant à ses charmes. On réalise ainsi l’éternel présent : le sentiment de la présence éternelle des choses. Le temps , le devenir – tout cela, dès lors,vous est indifférent. L’éternel présent est existence, car dans cette expérience radicale seulement, l’existence acquiert évidence et positivité. Arraché à la succession des instants, le présent est production d’être, dépassement du rien. Bienheureux ceux qui peuvent vivre dans l’instant, éprouver le présent sans faille, soucieux seulement de la béatitude du moment et du ravissement que procure la présence intégrale des choses…Or, l’amour n’atteint-il pas l’absolu de l’instant ? Ne dépasse-t-il pas la temporalité ? Ceux qui n’aiment pas dans un abandon spontané sont freinés par leur tristesse et leur angoisse, mais aussi par leur incapacité à surmonter la temporalité. L’heure n’est-elle pas venue de déclarer la guerre au temps, notre ennemi à tous ? " CIORAN, Sur les cimes du désespoir, Extrait.