Archive pour août, 2007

– Le Combat de la Vie …

Posted in Actualités et politique on 29 août 2007 by Léon Roumagnac

 
 
Jacques, si l’on te maintient en classe jusqu’à seize ans, on prolonge ton état de sujétions. On devrait donc éloigner l’âge de ta majorité. En deux ans, tu n’as pas le temps de mûrir. Faux mûrissement d’ailleurs que celui qui te prêtent les adultes. Par les spectacles, la pub, les media, ils ont tropicalisé la société : serre sexuelle qui hâte la maturation de ces fruits que garçons et filles portent entre les jambes. " Ils peuvent procréer, glapissent les taupes adultes, donc ils sont dignes de la majorité !" Erreur monumentale. Le cerveau n’a pas suivi le mouvement. C’est un muscle, comme le biceps. L’École le maintient dans la mollesse. Comment serait-il capable d’effort ? Corps de géants, cerveaux d’enfants…Et les seuls auxquels vous refuseriez ce droit au recueillement seraient ceux qui préparent pourtant un autre combat que celui qui consiste à taper dans une poche de cuir gonflée de vent ? Le combat de la vie, alors que se referme sur le monde le couvercle de l’esclavage. Un bombardement de haine, de fanatisme, de lâcheté crève le vieil abcès qui nous tient lieu de planète. Et les seuls que vous plongeriez tout crus dans cette cuve d’infernale chienlit seraient les jeunes dont votre laxisme a fait des amibes ?… Une foule de tes semblables ahane à l’école jusqu’à seize ans comme sur les bancs des galères. Ils sabotent la classe, obligée de traîner ces boulets. Ils épuisent les enseignants. Ils écoeurent les meilleurs élèves, condamnés à ramper, alors qu’ils pourraient voler. Dans la nausée de l’à-quoi-bon, ils frappent le corps scolaire de dégoût. Pour tuer le temps, beaucoup de ces irrécupérables se tuent avec lui. " Ils se défoncent au cannabis" et répandent la contagion parmi les élèves sains. D’ailleurs, pourquoi permettre aux élèves de fumer à l’intérieur et aux abords des établissements scolaires ?… 
 
Paul Guth, Lettre ouverte aux futurs illettrés,Extrait, 1980.
 
– Comme le débat sur l’éducatif revient, on peut y réfléchir :
 
– Apprendre à lire de Geneviève Krick, janine Reichstadt, Jean-Pierre Terrail – Gallimard
– 80% au bac et après. Les enfants de la démocratisation de Stéphane Baud – La découverte
– Mauvaise Langue de Cécile Ladjali, Seuil
– Urgence école d’Alain Bentolila, Odile jacob
– Les Notes- Secrets de fabrication de Pierre Merle, PUF.

– Les Instruments Aratoires…

Posted in Actualités et politique on 27 août 2007 by Léon Roumagnac

 
 
Labour :
Le labour a pour résultat d’ameublir le sol, afin de faciliter le développement des racines, de l’aérer, ce qui favorise la nitrification, d’enfouir certains engrais et la plupart des semences, de détruire les mauvaises herbes, de ramener à la surface les couches inférieures du sol. On distingue les labours légers ( 6 à 10 centimètres de profondeur) qui se pratiquent après la moisson ou quelques jours avant les semailles de printemps ; les labours moyens ou ordinaires ( 10 à 25 cent.) et enfin les labours de défoncement ( 25 à 50 cent.). Ces derniers ont pour but de ramener à la surface le sous-sol quand il est de bonne qualité. La profondeur des labours dépend de la nature du sol et des plantes qu’on y cultive. A un autre point de vue, on distingue le labour en billons, le labour en planches et le labour à plat.
On appelle billon une surface étroite et bombée, constituée en général par deux traits de charrue adossés l’un à l’autre. Les billons sont séparés par un sillon profond ou dérayure. Le labour en billons se pratique dans les terrains humides ; l’eau se répand dans les dérayures et ne nuit pas à la végétation des plantes. Le labour en planches diffère du précédent par le plus grand nombre de traits de charrue ; la largeur des planches varie de 5 à 30 mètres ; elles sont séparées par des dérayures. Ces dérayures ont l’inconvénient de rendre inutilisable une certaine surface de terrain et plus difficile l’emploi des machines agricoles perfectionnées, telles que semoirs, houes, etc. ; aussi les labours à plat, qui n’ont pas ces inconvénients, sont-ils plus fréquemment employés que les précédents.
 Quand on laboure à plat, on commence à labourer d’un côté du champ pour finir par le côté opposé, en retournant chaque bande de terre dans le même sens que la première. Pour effectuer ce genre de labour, on ne peut employer une charrue simple, laquelle ne verse la terre que d’un seul côté ; on emploie alors des charrues à deux versoirs ou à versoir mobile.
 
Instruments aratoires.Charrue:
La charrue dite araire se compose du coutre ou couteau, qui découpe la bande de terre verticalement ; du soc, qui la découpe horizontalement ; du versoir ou oreille, qui soulève, retourne et couche la bande sur la partie labourée : du sep ou talon, qui soutien le soc et sur lequel la charrue glisse au fond de la raie. Ces organes sont fixés à une barre de bois ou de fer appelée âge ou flèche, qui porte, à l’arrière, deux mancherons, destinés à diriger l’instrument, et, à l’avant, se trouve le crochet d’attelage; celui-ci est fixé directement à la flèche ou indirectement par l’intermédiaire d’un régulateur, qui permet de déterminer la largeur et la profondeur du labour en plaçant le crochet d’attelage plus à droite ou plus à gauche, plus haut ou plus bas. Pour donner plus de fixité à l’instrument, on ajoute souvent, à l’avant de l’araire et en dessous de l’âge, un support muni d’un sabot ou de deux roues ; l’instrument porte alors le nom de charrue à support. Enfin, si la tête de l’âge repose sur un essieu porté par deux roues, on a alors la charrue à avant-train, qui exige plus de traction que l’araire, mais qui est plus facile à régler et à conduire. On appelle charrues simples, celles qui n’ont qu’un versoir et n’ouvrent qu’une seule raie ; charrue multiples, celles qui sont munies de plusieurs versoirs et qui, par conséquent, ouvrent plusieurs raies à la fois.
 
Charrues pour labours à plat :
Dans le nord de la France, on emploie la charrue tourne-oreille dont le versoir mobile peut se placer à droite ou a gauche de l’âge, pour retourner la terre dans un sens ou dans l’autre. Cependant, on préfère aujourd’hui les charrues Brabant doubles, composées de deux corps complets de charrue ( coutre, soc, versoir) superposés et placés symétriquement par rapport à un âge commun autour duquel ils peuvent tourner pour entrer successivement en service.
 
Leçons de Sciences Physiques et Naturelles avec leurs Applications,1897.
 
– Voilà, c’était le temps du développement durable ; expression à la mode…et pour cause… je me rappelle avoir labouré avec une charrue Brabant double tirée par un attelage de belles blondes d’aquitaine ( des vaches)…
Quelques liens pour entrer dans la modernité :
http://www.ogm.gouv.fr/, pour consulter le Registre national des cultures.
http://www.coordinationrurale.fr/ ,pour voir un autre discours.
http://www.bio-aquitaine.com/ ou comment installer les abeilles sur la Lune.
http://www.innovationsante.com , à consulter rapidement…
http://www.blip.tv/file/347281/ , voir la vidéo sur le pollen de la discorde, pour être informés.

– Le Livre de la Splendeur…

Posted in Santé et bien-être on 26 août 2007 by Léon Roumagnac

 

Le corps de la tradition prit le nom de Massora, la Mashore. la vie de la tradition se divisa en Mishna et Ghemara dont la réunion fit le Talmud. En fin l’Esprit de la tradition, la partie la plus secrète, constitua le Sepher Iezirah, le Zohar avec le Tarot  et les Clavicules comme annexes. L’ensemble du tout forme la Kabbale. La Kabbale ( ou tradition orale) est donc la partie illuminatrice d’un être mystique constitué par Moïse sur le plan des êtres créés. C’est, à notre connaissance, la seule tradition qui se présente à nous avec ce caractère élevé et synthétique, c’est là la raison d’être de son unité et de la facile adaptation à l’intellectualité occidentale. La Kabbale est la science de l’Ame et de Dieu dans toutes leurs correspondances. Elle enseigne et elle prouve que Tout est dans Un et que UN est dans Tout permettant, grâce à l’analogie, de remonter de l’image au principe, ou de redescendre à l’instant du principe à la forme. Une lettre hébraïque est, pour le Kabbaliste, un univers en petits, avec tout ses plans de correspondance, comme l’Univers est un alphabet kabbalistique avec ses chaînes de rapports vivants. Aussi, rien n’est plus facile à comprendre, rien n’est plus difficile à étudier que la sainte Kabbale, noyau véritable de toute l’initiation en occident. Trois plans d’existence appelés les trois Mondes manifestent l’Unité créatrice hors d’elle-même. Ces trois Mondes nous les retrouverons partout, aussi bien dans Dieu que dans l’Univers ou dans l’HOmme, dont chacun manifeste le triple plan d’existence. Nous le retrouverons intégralement dans un grain de blé, comme dans une planète, dans un ver de terre comme dans un soleil, dans une parole humaine comme dans un signe d’écriture. Aussi, n’est-il pas étonnant que les Kabbalistes aient été considérés, à travers les âges, comme d’ingénieux rêveurs par les pédants et par les ignorants et comme de prodigieux savants par les initiés. La possession des clefs Kabbalistes ouvre l’avenir, le succès et le ciel à toute religion ou a toute fraternité d’initiés. La perte de ces clefs condamne à mort ceux qui ont laissé s’éteindre la précieuse lumière….

Papus

Le Livre de la Spendeur = Le Zohar

http://www.kabbalah.info/frenchkab/

 

– Un peu d’Histoire….

Posted in Actualités et politique on 26 août 2007 by Léon Roumagnac

 

Et pendant que l’on étrangle l’Histoire à l’école, les Français adultes en raffolent. Aux vitrines des libraires, le roman, le grand genre depuis la seconde moitié du XIX ème siècle, à la suite des triomphes de Balzac, Stendhal, Flaubert, Zola, Proust, recule devant l’Histoire. Dans l’accélération délirante de notre temps, la vie d’un roman est devenue un déjeuner de soleil. un mois, deux mois… Dans la presse, à la radio, à la télé, chez les libraires et dans l’esprit des lecteurs, lacéré soir et matin par le cyclone de l’actualité, tout nouveau roman est immédiatement chassé par les autres. Au suivant !… Au suivant !… Plus vite !…Plus vite !…Au contraire, la vie d’un livre d’Histoire se prolonge pendant  de longs mois et même des années. Son passé assure son avenir…
A tâtons, dans la nuit, les Français cherchent leur identité. on a voulu faire d’eux des amnésiques, incapables de décliner leurs noms, prénoms, lieu et date de naissance. Mais comme ils sont des adultes, il leur reste encore des lambeaux de mémoire. Ils s’accrochent aux branches du grand arbre de l’Histoire abattu. Dans les journaux, les magazines, les revues, les livres, les conférences, les émissions de radio et de télévision. Tous les organes de diffusion regorgent d’Histoire. L’omnipotente télé ne semble née que pour porter l’Histoire sur son dos et lui faire traverser notre fleuve du temps en furie. Tel saint Christophe, aux vitraux des cathédrales, portant sur ses épaules l’Enfant Jésus à travers un torrent….
Avidement, douloureusement, les Français adultes sont taraudés par le ver solitaire de l’Histoire. Ouvrez un journal : l’Histoire vous saute aux yeux…Pendant ce temps, en classe, à côté du cadavre de l’Histoire, les enfants de ces dégustateurs de pompes royales ingurgitent de la poussière de " séquences" et de la " frise chronologique", purgatif aussi nauséeux que l’huile de ricin d’antan. La France est devenue un cabanon flottant où des déments marchent sur la tête. Les adultes se gavent de concret historique rutilant. On réserve à leurs enfants le répugnant abstrait. On prive ces mêmes enfants de distributions des prix, alors qu’on en gave leurs parents écrivains ( des centaines de prix littéraires par an, plus que de fromages). On ne classe plus ces dits enfants par premier, second, troisième, pour ne pas les traumatiser. On classe à pleines pages de journaux, à pleins écrans, les chevaux du tiercé, les coureurs cyclistes, automobiles, motocyclistes, les coureurs à pied, sauteurs, nageurs et autres sportifs de tous maillots, de toutes pédales. Quel Jérôme Bosch peindra cette nef des fous charriant cinquante millions de taupes vers les gouffres.
 
Paul Guth, Lettre ouverte aux futurs illettrés, Extrait.

– Pour la réalité connue…

Posted in Actualités et politique on 23 août 2007 by Léon Roumagnac

 
 
"- Il n’y a vraiment rien à discuter dans cet enseignement, écrit un maître Zen ; toute discussion ira certainement à l’encontre de son intention. Les doctrines qui s’adonnent à la dispute et à l’argumentation conduisent d’elles-mêmes à la naissance et à la mort." Cet énoncé comporte une vérité profonde et importante. Mais c’est une vérité dont nous ne saurions rien si elle n’avait été formulée en mots, lesquels sont la matière première de la dispute et de l’argumentation. D’homme à homme, il ne peut, normalement, y avoir de communication, si ce n’est en paroles ; et puisque le devoir de communiquer la vérité à tous ceux qui désirent la connaître, s’impose à ceux qui obsèdent ne fût-ce qu’un soupçon de sa nature, il s’ensuit que, malgré les dangers inhérents qu’il y a à faire des énonciations qui ne sauraient jamais être pleinement exactes ni suffisantes, il faut faire usage des mots . Le chapitre final du Tao Te King s’ouvre sur cet aphorisme :
 
Celui qui sait ne parle pas,
Celui qui parle ne sait pas.
 
Pris absolument à la lettre, cela est faux. La plupart de ceux ( sinon tous ) qui savaient ont parlé, et quelques-uns au moins ce ceux qui ont parlé, ont su. Néanmoins, il reste vrai que la plupart de ceux qui parlent ne savent pas et qu’ils parlent pour les mauvais motifs – pour produire un effet, pour gagner des louanges, pour obtenir du pouvoir, pour imposer une opinion à leurs auditeurs. Réciproquement, les "sachants" qui ont parlé ont toujours eu pleinement conscience que leurs paroles étaient insuffisantes pour la réalité connue dont ils essayaient de parler.
 
Aldous Huxley, Les portes de la perception, Extrait.
 

– Je ris…..parce que ….

Posted in Santé et bien-être on 23 août 2007 by Léon Roumagnac

 

Je ne ris pas simplement avec ma bouche,

Mais avec mon corps tout entier

Parce que je suis complètement sorti de moi.

RÛMÎ

– Mais qu’en est-il du rire ?…

Posted in Santé et bien-être on 23 août 2007 by Léon Roumagnac

 

Pourquoi les religions institutionnelles n’ont-elles réservé aucune place au rire dans leurs banquets ? S’il était invité, risquerait-il de se comporter si mal, au point de renverser, tout d’abord, le chariot empli de pommes délicieuses ( services comme premier plat en guise de leçon sur la tentation et l’asservissement ), puis la table toute entière ? Le rire parviendrait-il à entraîner la tempérance et l’humilité, ses deux voisins de table assis à sa droite et à sa gauche, dans un concours de pets avant même que ne soit servi le plat de résistance ? Le siège du grand prêtre est-il le seul endroit sur terre à l’abri d’un coussin farceur ? Que deviennent les bouddhas souriants avec leur ventre rondouillard, et les sages taoïstes rieurs qui, juste avant de mourir, cachaient des feux d’artifice sous leurs robes pour que ceux qui assistent à leur crémation se mettent à rire et à s’amuser afin d’oublier leur peine ? La compassion est l’une des plus belles et des plus puissantes forces de la nature humaine, mais accrochez à cette bouteille de compassion un sourire en guise de mèche, emplissez-la de l’essence du rire et vous aurez un cocktail Molotov capable d’expédier rapidement vers la sortie les tristes sires qui étouffent nos âmes.

Will JOHNSON, RÛMÎ, Union des regards, fusion des âmes, Extrait.