Archive pour décembre, 2006

– Meilleurs Voeux …

Posted in Actualités et politique on 31 décembre 2006 by Léon Roumagnac

 
 BONNE ANNEE 2007

– Les symptômes de domestication….

Posted in Actualités et politique on 29 décembre 2006 by Léon Roumagnac

Il ne faut qu'un peu d'imagination paléontologiques pour se représenter les propriétaires de ces crânes du temps de leur existence, avec des oreilles tombantes et une fourrure tachetée... 

  C’est Schopenhauer qui a constaté le premier, et cela n’est pas sans intérêt, que l’homme aussi présente de véritables symtômes de domestication. Il déclare sans ambages que le teint clair et les yeux bleus de l’Européen n’ont absolument " rien de naturel ", mais sont comparables " aux souris blanches ou pour le moins aux chevaux blancs ". On notera ici l’intuition biologique très fine qui réside dans ce " pour le moins ". Il y a trés longtemps déjà que Eugen Fischer a attiré l’attention sur le fait que la répartition de la pigmentation, que l’on touve dans un oeil humain bleu ou gris n’apparaît chez aucun animal vivant à l’état sauvage, mais que de la même façon elle se manifeste chez presque tous les animaux domestiques. Il est inutile d’entrer dans la casuistique des signes typiques de domestication chez l’homme moderne. Tous ceux qui savent regarder ce genre de choses les considèrent comme une évidence, et il ne viendrait à l’idée de personnes de douter de leur analogie fondamentale avec ceux qui marquent les animaux domestiques.
 Konrad Lorenz.
 

– De la culture…

Posted in Actualités et politique on 29 décembre 2006 by Léon Roumagnac

L'immense succès populaire des Beatles dans les années soixante  ne leur vaut pas un iota de plus de valeur culturelle : tout leur oeuvre demeurera pour toujours inférieur en qualité à ceux d'un Prokofiev ou d'un Stravinski...Lussato 

  La vertu enrichissante de la culture, la " complexification " évoquée plus haut, est donc étroitement liée à la qualité de l’évènement culturel " consommé ". Voire, il n’y a enrichissement personnel que dans la culture de qualité. Et c’est pour avoir feint de l’ignorer pendant plusieurs décennies que l’Occident se trouve actuellement en péril d’identité et en passe de perdre son rayonnement. Telle une douairière fascinée par l’irruption de voyous dans son appartement, dont le dynamisme brutal est mépris pour une force régénératrice, il s’est laissé saisir par des idéologies qui ne convenaient ni à ses vertus, ni à ses capacités. Les conséquences de ce dévoiement ont largement dépassé les frontières de la culture pour atteindre celles de l’industrie et de la technique. L’Occident aborde mal le virage du troisième millénaire.
LUSSATO- MESSADIE – Bouillon de culture 1986.

– Manifestations du déclin moral…

Posted in Actualités et politique on 29 décembre 2006 by Léon Roumagnac

La richesse future de l'Occident et son influence sur les autres sociétés dépendent essentiellement de sa capacité à faire face à ces problèmes, ce qui donne évidemment du poids aux prétentions à la supériorité morale que revendiquent les mulsumans et les peuples d'Asie. Samuel P. Huntington 

Parmi les plus évidentes, citons :
 
– le développement de comportements antisociaux, tels que le crime, la drogue, et plus généralement la violence,
 
– le déclin de la famille, se traduisant par l’augmentation du taux des divorces, les naissances illégitimes, les grossesses d’adolescentes et les familles monoparentales,
 
– le déclin du " capital social ", tout du moins aux Etats-Unis, c’est-à-dire la participation plus faible à des associations de bénévoles et, de fait, le relâchement des relations de confiance qui s’y nouent,
 
– la faiblesse générale de " l’éthique " et la priorité accordée à la complaisance,
 
– la désaffection pour le savoir et l’activité intellectuelle,qui se manifeste aux Etats-Unis par la baisse du niveau scolaire.
Samuel P. Huntington  – Le choc des civilisations.1997

– Hiver toi…

Posted in Voyages on 29 décembre 2006 by Léon Roumagnac

Et j'entends revenir mes pas, le long des sentiers bancs que personne n'a parcourus j'entends mes pas à toute heure ils passent la-bas lents et pressés ils vont ou viennent..

Hiver toi qui te fais la barbe
Il neige et je suis malheureux
J’ai traversé le ciel splendide
Où la vie est une musique
Le sol est trop blanc pour mes yeux
 
Habituez-vous comme moi
A ces prodiges que j’annonce
A la bonté qui va régner
A la souffrance que j’endure
Et vous connaître l’avenir
 
C’est de souffrance et de bonté
Que sera faite la beauté
Plus parfaite que n’était celle
Qui venait des proportions
Il neige et je brûle et je tremble.
 Apollinaire.

– J’ai voyagé vers l’Occident…

Posted in Santé et bien-être on 28 décembre 2006 by Léon Roumagnac

Ils dansent et la terre tourne. La terre danse. Ceux qui ne danseront pas mourront. Ils accorderont leur vie sur le soleil et la lune. Leur visage est leur visage. De leurs mains ils tiennent haute la lune... 

  J’ai voyagé vers l’Occident
En chevauchant un solitaire cri de coyote.
J’ai vu des ombres de mûres sauvages se transformer devant moi dans la mort.
J’ai trébuché et je suis tombée au milieu des âmes qui gisent
Dans ce fossé de pourriture.
Tout ce que j’ai touché s’est mué en poussière.
J’ai accepté les ténèbres et je me suis demandée combien durerait un million d’années.
Aux alentours de ces ténèbres j’ai épié une mince forme blanche.
Je l’ai nourrie de mon corps et je me suis entièrement donnée à elle.
Quand elle m’a emportée vers l’Orient, je lui fus reconnaissante
Jusqu’au moment où j’ai découvert que je ne pouvais pas
Me détacher d’elle, parce que c’était moi qui m’en allais avec moi-même.
Julie WILSON, poésie Chippewa.

– L’idée même de vérité….

Posted in Actualités et politique on 28 décembre 2006 by Léon Roumagnac

On comprend pourquoi les humains sont si empressés d'épouser une cause, de s'agglutiner, de se rassembler autour d'une vérité. Autour de quelle espèce de vérité ?...

La vérité vraie, qui assume tous les risques, y compris celui de la négation de toute vérité et de l’idée même de vérité, est la prérogative de l’inagissant, de celui qui se met délibérément hors de la sphère des actes et pour qui seule compte la saisie ( brusque ou méthodique, il n’importe ) de l’insubstantialité, saisie qui ne s’accompagne d’aucun sentiment de frustration, bien au contraire, car l’ouverture à la non-réalité implique un mystérieux enrichissement. L’histoire sera pour lui un mauvais rêve, auquel il se résignera, puisque aussi bien personne n’est à même de faire les cauchemars qu’il souhaiterait. Pour appréhender l’essence du processus historique, ou plutôt son manque d’essence, il faut bien se rendre à l’évidence que toutes les vérités qu’il charrie sont des vérités de l’erreur, et elles sont telles parce qu’elles attribuent une nature propre à ce qui n’en possède pas, une substance à ce qui ne saurait en avoir. La théorie de la double vérité permet de discerner la place qu’occupe, dans l’échelle des irréalités, l’histoire, paradis des somnambules, obnubilation en marche. A vrai dire, elle ne manque pas absolument d’essence, puisqu’elle est essence de duperie, clé de tout ce qui aveugle, de tout ce qui aide à vivre dans le temps.
CIORAN – Ecartèlement.